Menu

HORAIRES LE MAXILIEN AGENDA INTENTION MESSE LE DENIER VESTI ST-MAX'
Les derniers articles...
EDITO

Edito du 18 octobre 2026 "La mission, est-ce pour moi ?"


Alors que la Journée Mondiale des Missions fête ses 100 ans ce dimanche, nous pourrions nous questionner : les missions ne sont-elles pas d'un autre temps, à ranger au grenier à côté d'un vieux casque colonial et d'un album noir et blanc de Tintin au Congo ? Qu'avons-nous besoin de proposer encore notre foi ? Tout le monde n'est-il pas sauvé de toute manière ?

Pourtant, l'appel du Christ continue à résonner : "Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Si la sagesse du Christ est pour moi la plus belle et la plus vraie (en même temps que la plus folle), je ne peux pas la garder pour moi. Si la relation avec Dieu est pour moi vitale, je ne peux pas en priver mon prochain. Tant de personnes autour de nous ont froid et cherchent la source de la chaleur... Tant sont dans l'obscurité et attendent la lumière pour trouver le chemin... C'est vrai, le Christ a sauvé les hommes une fois pour toutes. De même, il veut nous sauver aujourd'hui, et c'est lui qui nous sauvera au dernier jour. Mais ce salut, comment l'accueillons-nous ? Et comment voulons-nous le partager ?

"Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et parviennent à la connaissance de la vérité", assure saint Paul à Timothée. "Dieu le veut" : cela fait partie de lui-même, de son projet de bonheur, c'est un débordement de son amour. Cela veut dire aussi que la réalisation de notre bonheur, l'épanouissement de notre amour passe par là. Il n'est pas nécessaire de partir au loin. Sourire à mon voisin, écouter un ami qui souffre, dire une parole bonne à un esprit chagrin, répondre à un enfant rebelle par une question constructive, et les garder dans la prière, c'est déjà la mission. Déposer une prière ou un guide paroissial dans les boîtes aux lettres, inviter à une messe festive ou un parcours, ouvrir sa table à l'inconnu pour découvrir ce qu'il cherche au plus profond, c'est encore la mission. Témoigner auprès des enfants, des jeunes, des parents, servir les pauvres et les malades au nom du Seigneur, la voilà toujours, elle qui a fait la joie des plus grandes âmes, de François-Xavier à Thérèse de Lisieux. Cette joie n'est pas réservée à quelques saints. Elle peut devenir la nôtre. Dans notre vie, nos familles, notre communauté, la joie de la rencontre demande à se répandre. Qu'en ferons-nous ?

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 11 octobre 2026 "Le Rosaire"


Tout le monde connaît ce petit ‘instrument’ de soutien à la prière qu’on appelle le chapelet, ‘collier’ constitué de 5 séries de 10 grains, supports du Je vous salue Marie, séparées par 5 grains sur lesquels on prie, au début de la dizaine, le Notre Père et, à la fin de la dizaine, on proclame la doxologie : Gloire au Père...
Un rosaire est un grand chapelet consistant à prier l’équivalent de quatre chapelets.

Le chapelet, prière qui semble orientée vers la Vierge Marie, est définie par Jean-Paul II comme « une prière qui nous fait contempler le Christ avec Marie ».
Ainsi, l’Église invite à méditer sur chaque dizaine un ‘mystère du Christ’.

- Mystères joyeux : contempler Jésus en ses origines humaines
l’Annonciation ; la Visitation ; la Nativité ; la Présentation au Temple et le recouvrement au Temple. Il est celui qui vient en notre chair de la part du Père.

- Mystères lumineux : plonger dans le ministère de Jésus
de son baptême à la Cène où il se livre, en passant par sa présence aux Noces de Cana, sa prédication qui annonce le Royaume et sa transfiguration qui préfigure sa Résurrection.

- Mystères douloureux : nous tenir, comme Marie, ‘avec’ le Christ
dans la nuit de son agonie et nous rappeler ses souffrances : la flagellation, le couronnement d’épine et la crucifixion.

-
Mystères glorieux
qui font retentir l’ineffable Nouvelle
de sa Résurrection, de son Ascension auprès du Père, le don de l’Esprit à jamais vivifiant, ainsi que daux autres mystères, fruits de la méditation de l’Église sur la place de Marie dans notre foi : son Assomption et son couronnement.

Père Jean-Luc Abadie.

Edito du 4 octobre 2026 "Salutation des vertus de Notre-Dame"

Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde,
avec ta sœur, sainte et pure Simplicité.

Dame sainte Pauvreté, que le Seigneur te garde,
avec ta sœur, sainte Humilité.

Dame sainte Charité, que le Seigneur te garde,
avec ta sœur, sainte Obéissance.

Vous toutes, saintes Vertus, que le Seigneur vous garde,
Lui de qui vous procédez et venez.

Nul homme en ce monde, si d'abord il ne meurt,
ne peut posséder une seule d'entre vous.

Qui possède l'une et ne blesse pas les autres,
il les possède toutes.

Qui blesse l'une les blesse toutes
et n'en possède aucune.


Edito du 25 septembre 2026 "J'ai besoin de communion"


Dans le monde qui nous entoure, quand les relations restent en surface, quand les égoïsmes grimpent trop vite, quand les tensions et les peurs grandissent, je sens que je n'ai pas seulement besoin de partages plus consensuels. J'ai besoin de communion. Pour que la charité circule dans le corps, il me faut, il nous faut, un partage vital. Il faut que les joies de mes frères et de mes soeurs deviennent vraiment mes joies, que leurs peines soient vraiment mes peines. C'est le Christ qui rend cela possible, et ce sont ses messagers qui nous y invitent de façon renouvelée. Voilà ce que nous pouvons attendre de la visite du Pape : que les temps qu'il va célébrer nous rapprochent des autres en vérité, en même temps qu'ils nous rapprocheront de Dieu.

Quand les occupations ne laissent plus de pause, quand les écrans prennent trop de place, quand les informations saturent l'espace, je sens que je n'ai pas seulement besoin de respirer. Avec Dieu plus encore, j'ai besoin de communion. Et ce besoin, nous l'avons tous. Il nous faut un accès simple, facile, pacifié, avec le Seigneur et le monde invisible. Et pour cela, nous avons besoin de témoins dignes de foi, d'hommes de parole qui disent ce qu'ils croient. C'est cela que nous pouvons attendre du Pape lui-même : non pas qu'il nous sauve, mais qu'il nous indique avec sûreté le chemin vers les réalités d'en-haut.

Nous avons besoin de communion en longueur et en largeur, comme nous avons besoin de communion en profondeur et en hauteur. Que l'événement que nous allons vivre ensemble, avec le Pape Léon XIV, dilate notre coeur dans toutes ces dimensions : alors la charité se répandra et nous vivifiera, et elle attirera.Que l’Esprit nous guide pour aller trouver toutes celles et tous ceux qu’Il veut attirer au Christ !

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 20 septembre 2026 "Parcours Alpha à Antony. Invitez largement !"

En juin dernier, nous vous avons annoncé le lancement d’un Parcours Alpha dans nos paroisses d’Antony.

Les Parcours Alpha sont proposés dans plus de 600 paroisses en France, créant à chaque fois des belles rencontres, de beaux chemins à la découverte du Christ, dans un cadre convivial et chaleureux.La première soirée « découverte » se tiendra le 26 novembre 2026 à 20h à la Maison Sainte-Claire.

Le Parcours Alpha est ouvert à tous.
Tout est prêt… il ne manque plus que les invités !

Nous souhaitons particulièrement inviter des personnes qui sont au-delà de notre cercle paroissial habituel. Comme nous le dit l’Évangile de ce dimanche, le maître de la vigne veut appeler tous ceux qui se présentent, et sa bonté est pour tous, ceux qui sont là depuis le début du jour et ceux qui n’arrivent que plus tard. Le Christ nous demande ainsi de proposer la Bonne nouvelle du Royaume à tous.Le Pape Léon XIV nous dit : « chaque baptisé est un sujet actif de l’évangélisation, appelé à rendre un témoignage cohérent du Christ selon le don prophétique que le Seigneur insuffle à toute son Église » (Audience Générale du 18 mars 2026).

Nous avons donc besoin de chacun de vous !Nous souhaitons que vous invitiez à la soirée découverte une personne de votre entourage, de votre voisinage, de votre environnement professionnel qui vous paraît intéressée à réfléchir avec d’autres sur le sens de la vie, sur Dieu.

Vous pourrez lui remettre le flyer qui sera distribué à la sortie des messes de ce week-end ou lui transmettre le lien vers la page du Parcours Alpha sur le site de la paroisse Saint-Saturnin.Que l’Esprit nous guide pour aller trouver toutes celles et tous ceux qu’Il veut attirer au Christ !

Philippe Laplane et Sylvain Navarro



Edito du 13 septembre 2026 "Pourquoi voir le Pape ?"


Une question qui peut sembler banale mais qui est pourtant importante.

Voici trois bonnes raisons :

Tout d’abord, parce que c’est le Pape, tout simplement. Depuis les origines de l’Église, l’évêque de Rome est considéré comme étant le successeur de l’apôtre Pierre, en vertu du fait que Rome est le lieu du martyr du chef des apôtres. Le pape est l’évêque de Rome. Il reçoit la charge qui était celle de l’apôtre Pierre dès l’acceptation de son élection au siège de Rome par les cardinaux.La triple mission de tout évêque et donc du Pape est d’enseigner la foi authentique, de garantir les conditions du culte rendu à Dieu et de servir l’unité de l’Église. Voir et écouter le successeur de Pierre est stimulant pour notre foi.

La deuxième raison, c’est que ces journées vont être extraordinaires ! Léon XIV va vivre quelques jours en France, et il ne va pas se reposer. Il va rencontrer le président de la République, visiter l’UNESCO, prier à Notre Dame avec les évêques et les prêtres, aller au Stade de France avec les jeunes, visiter la « Maison Bakhita », rencontrer et échanger les membres de l’Assemblée synodale provinciale, célébrer la messe place de la Concorde. Et bien sûr, après, faire étape au sanctuaire de Lourdes puis lundi à Metz. Ce sont des moments bénis pour nous. Je vous invite fortement à suivre, à écouter, à regarder, à lire tout ce que le Pape Léon XIV dira durant son voyage. Il le dira à nous aussi, catholiques d’Antony !

Et dernière raison (évidemment il y en a d’autres) : c’est une chance ! Oui c’est une chance et une grâce ! Tellement de pays aimeraient avoir la visite du Saint Père et pour nous, à peine un an et demi après son élection, il vient en France. Quelle grâce et quel cadeau ! Cette visitation est un moment unique pour notre vie de chrétien ! Nous en parlerons encore dans de nombreuses années. Qui d’entre nous ne se souvient des visites de Jean-Paul II à Paris, à Lyon, à Reims, à Ars ou encore à Sainte-Anne d’Auray ? Qui ne se rappelle des journées à Paris et Lourdes avec Benoit XVI en 2008 ? Qui n’a encore en tête l’ambiance à Marseille et en Corse lors du passage du Pape François ?

La France est bien gâtée, alors ne nous privons pas d’un tel cadeau. Ce cadeau nous allons le vivre ensemble, avec nos paroisses, avec notre diocèse et notre pays, dans la joie et l’action de grâce pour cet événement unique et tellement stimulant pour notre foi ! 

Que la venue du Pape Léon XIV porte des fruits, pour que le monde ait la vie !

Père Xavier Vermersch.

Edito du 30 août 2026 "Pour que le monde ait la vie"


Qu'est-ce qui m'a fait vivre cet été ? Qu'est-ce que je veux vivre cette année ? Pour chacun de nous, il y a, bien sûr, plusieurs manières de répondre.

On peut avoir une vie très matérielle, une vie chargée par les richesses, les informations, les performances. Mais nous le savons bien, tous ces moyens qui sont parfois nécessaires ne suffisent pas, ils ne peuvent pas combler le désir profond de notre cœur. Si nous en restons là, le risque est de finir écrasé, ou de finir par écraser les autres.

On peut aussi avoir une vie très dynamique, une vie extrêmement animée, qui multiplie les activités, stimule les émotions, nous plonge dans un monde de relations toujours plus nombreuses. Le risque, ici, est de nous noyer, ou d'étouffer les autres . Même si le point de départ était bon, nous ne pouvons pas en rester là et nous priver de la vie véritable.

On peut, enfin, s'ouvrir à fond à la vie de charité, la vie qui nous permet de donner gratuitement, en nous laissant conduire par l'Esprit. Alors, non seulement nous reprenons souffle, nous commençons à respirer vraiment, mais nous pouvons donner aux autres de revivre. C'est précisément pour cela que le Christ est venu : "pour que le monde ait la vie, et qu'il l'ait en abondance" (Jn 10). C'est à cela qu'il nous appelle toujours aujourd'hui, avec une parole efficace. Et c'est l'expérience que le Pape Léon XIV, que nous allons accueillir les 25 et 26 septembre, nous invite à partager très largement.

Quel est l'engagement que je vais prendre cette année, pour vivre plutôt que de vivoter ? Quels sont ceux à qui je veux donner un nouveau souffle ? Ma réponse est vitale, non seulement pour moi, mais pour ceux que j'aime, et pour tous ceux qui attendent d'être aimés.

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 5 juillet 2026 "Un temps pour la paix"


« Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel », nous dit l’Ecclésiaste : « un temps pour la guerre, et un temps pour la paix ».

Pour le corps et pour l’âme, les vacances sont bien sûr appelées à devenir ce temps de paix. Elles sont avant tout l’occasion de se poser : où en suis-je avec les autres, avec moi-même, avec Dieu ? Qu’est-ce qui me comble aujourd’hui ? De quoi ai-je besoin de me vider ?

Les vacances sont aussi l’occasion de se reposer et de remplir les batteries. Revenons chargés de bonnes énergies : Dieu sait ce qu’il fait, et il prépare d’ores et déjà le meilleur, pour nous le proposer.

Père Guillaume Leclerc.


Que lire sur les plages ou ailleurs ?

Des pages rafraîchissantes pour cet été

 

Léon XIV, Magnifica humanitas (plusieurs éditeurs), 2026

 

Première encyclique du Pape Léon XIV, Magnifica humanitas – “Magnifique humanité” – marque l’entrée du nouveau pontificat dans le grand débat social contemporain.

L’être humain est limité, mais il cache un mystère infini. Face à ses questions, l’Intelligence Artificielle propose un monde sans limites, mais sans mystère. Révolution aux  effets ambivalents, l’IA porte des possibilités immenses mais aussi des risques élevés : déshumanisation, manipulation, asservissement économique et affaiblissement du jugement critique. Comment faire pour que la technique reste un outil au service de l’homme, sans s’imposer comme mesure de la dignité ? Pour répondre à ces défis, le Pape insiste sur trois priorités : placer la dignité humaine au centre, garantir une gouvernance éthique et démocratique face au pouvoir des géants technologiques et développer une éducation numérique dès l'école afin de former des consciences libres et critiques. Vérité, justice sociale, responsabilité politique et dignité inviolable de la personne structurent ce texte fondateur, à destination de tous les hommes et femmes du XXIe siècle.

•

Frère Laurent de la Résurrection, Vivre la présence de Dieu, Livre de Poche, 2020

 

« La présence de Dieu est, à mon sentiment, en quoi consiste toute la vie spirituelle et il me semble qu'en la pratiquant comme il faut, on devient spirituel en peu de temps. » Soldat devenu frère carme, Laurent de la Résurrection (1614-1691) est discret et modeste, affecté à la cuisine du couvent. Très tôt, il est attiré par la vie de prière ; la compagnie de Dieu lui suffit et il développe une spiritualité simple, faite de détachement du monde et de satisfaction dans la seule présence divine. Il rayonnera chez ses contemporains jusqu’à aujourd’hui, tant sa spiritualité convient à tous les états de vie. Simple et accessible, le livre spirituel préféré du Pape Léon XIV !

•

Marc d'Anselme, L'amour durable, joies et mythes de l'amour conjugal, Artège, 2024

 

Non, l’amour n’est pas condamné à ne durer que “trois ans” ! Si l’on souhaite l’amour durable - et qui ne le souhaite pas ? - il faut d’abord ne pas partir battu, évidemment, mais il ne faut pas non plus se laisser piéger par des mythes irréalistes et des idéalisations immatures.

L’auteur, d’abord pilote d’hélicoptère et général, s’est reconverti depuis longtemps déjà dans la psychologie et il réussit particulièrement comme thérapeute de couple. Fort de sa longue expérience et appuyé sur la présentation de nombreux cas concrets, il livre ici une analyse impressionnante des impasses courantes et il nous décrit quatre processus fondamentaux et structurants pour trouver la joie conjugale durable. Un livre de sagesse, très concret, plein de finesse et de discernement, qui aide au déploiement d'une joie durable au sein du couple comme en famille.

•

Jean-Louis Ska, L'Ancien Testament expliqué à ceux qui n'y comprennent rien ou presque, Bayard, 2026

 

Malgré les nombreux récits qui  nourrissent l'histoire et l'imagination, l'Ancien Testament reste pour beaucoup  un continent mystérieux, où il semble impossible de se retrouver sans l'aide  d'un défricheur. Le jésuite Jean-Louis Ska, l'un des meilleurs spécialistes (et  des plus clairs) des livres bibliques, aborde sans peur les nombreuses  questions qu’ils soulèvent : la formation de la Bible, l'histoire des Hébreux,  le problème du mal dans le Livre de Job, la conquête de la Terre promise ou  encore la traversée de la mer Rouge. Un livre passionnant qui donne l'envie  irrépressible de rouvrir la Bible ! Le but : participer, dans notre entourage,  à la mission de l’Église.

Edito du 28 juin 2026 "Pierre et Paul, des vies dignes de foi"


À qui ressemblons-nous le plus ? Saint Pierre ou saint Paul ? Le premier était plus à l'aise dans l'action que dans la parole. Il voulait avant tout agir pour le Christ. Pour lui, Jésus était un ami ancien mais étonnant, à la fois bien connu et toujours mystérieux. Pour lui prouver son affection, Pierre était prêt à se jeter à l'eau, à le suivre jusqu'au bout.

Paul pour sa part brûlait du désir de convaincre. Annoncer le Christ était pour lui une nécessité. Dans sa vie, Jésus n'avait pas été un compagnon familier, mais une rencontre inattendue, une lumière apparue sur la route. Depuis, Paul cherchait à mieux le connaître et à le faire connaître, par ses discours et ses messages.

Tous deux savaient leurs faiblesses. Qu'ils aient été fiers ou timides, proches ou loin du Christ au départ, ils se rappelaient qu'ils avaient été sauvés gratuitement, sans mérite de leur part. Ils avaient fait l'expérience de la miséricorde après leurs chutes.Entre 64 et 68, à Rome, saint Pierre et saint Paul sont allés au bout de leur quête et ils ont versé leur sang pour le Christ. Leur témoignage aurait pu rester sans impact. Mais il a rayonné autour d'eux, et s'est transmis dans le temps. Les charges et les promesses confiées à Pierre et à Paul sont passées à leurs successeurs, en profitant à un nombre grandissant de chrétiens.

Comment recevons-nous le message des apôtres et des papes, jusqu'à Léon XIV aujourd'hui ? Reconnaissons-nous en eux des hommes, bien sûr limités, mais choisis par Dieu ? Quelle confiance plaçons-nous dans leur mission ? "Je bénirai ceux qui te béniront", dit le Seigneur à ses élus. Si nous suivons Pierre, Paul et leurs successeurs, nous serons nous aussi touchés par la bénédiction. Attachons-nous à eux, et nous resterons liés aux promesses du Christ. Appuyons-nous sur eux, et les puissances de la mort ne l'emporteront pas sur notre maison. Témoignons comme eux de la miséricorde de Dieu, et notre parole comme nos gestes seront vrais, notre vie sera digne de foi.

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 21 juin 2026 "Les fraternités missionnaires : approfondir notre Foi et la partager"


"Tout seul on va vite, ensemble on va loin", dit un proverbe africain. Pour témoigner de notre foi et être en mission au quotidien, il nous faut grandir ensemble dans l’intimité avec le Christ. 

Chaque semaine, de petites fraternités se retrouvent pour :
louer le Seigneur, avancer dans la Randonnée biblique avec un enseignement et des questions de fond, se porter dans la prière.
Le but : participer, dans notre entourage, à la mission de l’Église.

En journée ou en soirée, différents jours de la semaine : il y a une fraternité pour vous ! 

Reprise la semaine du 14 septembre 2026.

Renseignements et inscriptions : 

Aude, Béatrice, Colette, Hélène, Justine et Marie-Laure
responsables des Fraternités missionnaires à Antony.

Edito du 14 juin 2026 "Vous avez un message"

Pour notre grand diocèse de Nanterre, le cinquième de France par la taille (1,6 millions d'habitants), ce ne sera malheureusement pas le cas en 2026. Dieu aurait-il cessé d'appeler ? Est-il plus difficile de répondre ? Quoi qu'il en soit, les entrées au séminaire sont clairsemées. Dans un avenir proche, nous le savons déjà, il y aura une alternance d'années fécondes et d'années sèches. L'alarme est en train de sonner.

Faut-il se résigner, se dire égoïstement que les vocations sont le problème des autres familles, des autres communautés ? Saisi de compassion envers les foules, parce qu'elles sont abattues comme des brebis sans berger, Jésus quant à lui ne reste pas prostré. Il nous invite à contempler les champs qui sont déjà mûrs, et surtout à prier : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

La question n'est pas de savoir si Dieu appelle, mais comment nous répondons. Au fond de notre coeur, quelle est notre demande ? Comment encourageons-nous les futurs ouvriers ? Quelle image transmettons-nous du sacerdoce et des autres vocations consacrées ? De notre prière et de notre témoignage, dépend le futur de nos communautés. 

« Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, j'ai compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui », raconte Charles de Foucauld. Que cette joie extraordinaire de découvrir Dieu, de l'entendre et de répondre Oui jusqu'au bout, soit la joie de beaucoup !

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 7 juin 2026 "Par amour du Christ et pour le service de l'Église"

Cette formule est tirée de la monition de l’évêque lorsqu’il demande aux prêtres de renouveler les engagements de leur ordination. Ce mardi Saint 2026, en la cathédrale de Nanterre, elle m’a frappé lors de la messe chrismale. Et elle m’a comme offert un fil conducteur pour avancer vers la célébration des 40 ans d’ordination.

Par amour du Christ…

Je crois qu’on ne comprend l’engagement d’un homme dans la vie de prêtre qu’en se référant à cette source vive. En se mettant à la suite du Christ, le prêtre peut dire : « Tu m’as séduit, Seigneur, et je me suis laissé séduire » (Jér 20, 07). Et 40 ans plus tard (et même plus de 40 ans plus tard…), c’est bien ce qui me suscite dans cette aventure de foi. Celle-ci s’est enrichie de ces années de compagnonnage quotidien avec le Seigneur, mais aussi de ce compagnonnage, ensemble, avec le Christ qu’est la vie en communauté chrétienne.

Célébrer le Christ dans la liturgie, parler du Christ, partager la Parole de Dieu, chercher ensemble les chemins pour porter la Présence du Christ dans le monde contemporain, cheminer avec ceux et celles qui appartiennent à nos communautés chrétiennes ou qui se tournent vers elles à un moment ou un autre de leur vie…. Voilà bien des façons dont le Christ vient à nous, nous est donné, dont nous apprenons à le reconnaître, à l’accueillir…, à l’aimer.

Et le « service de l’Église », dans les divers visages qu’il peut prendre là où nous sommes ou avons été en mission, est aussi l’expression de cette suite du Christ, communautaire et personnelle. C’est là le véritable enjeu d’une communauté chrétienne : se recevoir mutuellement comme frères et sœurs en Jésus-Christ, vivre de bien des manières cette fraternité dans les diverses facettes que revêt la vie en communauté chrétienne, accueillir la présence du Christ aux hommes dans la prière et les sacrements, rayonner la charité du Christ dans le témoignage et le service des hommes pour qu’ils soient ‘debout’… c’est donner un visage concret au Christ et éprouver sa présence vivante et la force de l’Amour de Dieu qui rayonne à jamais dans ce monde qu’il aime tant !

Magnificat !

Père Jean-Luc Abadie,
prêtre ordonné en l’église Saint-Rémy de Vanves, le 30 juin 1986

Edito du 31 mai 2026 "Marie, mère de l'Église et de chacun de nous"


Nous fêtions en début de semaine, le lundi de Pentecôte, Marie, Mère de l’Église. Au pied de la croix, dans sa fidélité, Marie reçoit de Jésus une nouvelle mission, un "supplément" de maternité, au point de devenir "Mère de l'Église".
Marie peut nous engendrer à la vie nouvelle dans l'Esprit Saint. Elle peut nous aider à grandir en sagesse, en stature et en grâce. Dans les joies et les peines, elle se tient à jamais présente aux côtés de ceux qui sont devenus ses enfants.

En cette fin du mois de mai qui lui est dédié, nous pouvons la prier avec les mots du pape François :

« Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles : 
fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus entre les mille paroles de ce monde ; 
fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons, chaque personne que nous rencontrons, en particulier celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté. 

Marie, femme de la décision, illumine notre esprit et notre cœur, pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus, sans hésitations ; 
donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser entraîner pour que d’autres orientent notre vie. 

Marie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds aillent « en hâte » vers les autres, pour apporter la charité et l’amour de ton Fils Jésus, pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Évangile. 

Amen. »

Edito du 10 mai 2026 "Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur"


Nous unissant à cette prière de Jésus annoncée dans l’Évangile de ce 6è dimanche du temps de Pâques, nous pouvons implorer une "nouvelle Pentecôte" en chacun de nos cœurs. Et nous accompagnons encore de notre prière et de notre présence fraternelle les "néophytes" qui ont été plongés dans la Vie Nouvelle par les sacrements de l’initiation chrétienne. Portons aussi dans notre prière ceux qui, dans nos communautés paroissiales et dans toute l’Eglise, sont appelés au baptême : les tout-petits ou les enfants de 4 à 7 ans dont les baptêmes vont s’égrener de samedi en samedi ou de dimanche en dimanche tout au long de ces semaines, les jeunes et les adultes qui recevront pour la première fois le pain de l’eucharistie, ceux qui seront confirmés à la Pentecôte, les fiancés qui se marient en ce printemps, et encore ceux qui se préparent à être renouvelés par l’effusion de l’Esprit dans les jours à venir.

Seigneur, nous sommes nés à la vie nouvelle
et devenus membres du Corps du Christ et de son peuple sacerdotal.
Donne-nous de nouveau, et donne à nos frères et sœurs,
d’accueillir l’Esprit-Saint qui a été répandu au milieu de nous.
Le jour de Pentecôte, il a été envoyé par le Seigneur sur les Apôtres.
Depuis ce jour, il est donné aux baptisés
par ces mêmes Apôtres et leurs successeurs.
Envoie sur nous et sur tous
la force de l’Esprit-Saint promise par le Christ.
Elle nous rendra toujours plus semblables au Christ.
Nous deviendrons de réels témoins de sa mort et de sa Résurrection
Et nous serons des membres vivants de l’Église.
Ainsi, le Corps du Christ grandira dans la foi et la charité.

Prière tirée du rituel de la confirmation pour les baptisés de la nuit de Pâques

Père Jean-Luc ABADIE

Edito du 3 mai 2026 "Entrons dans le mois de mai avec Marie"

“Remarque bien maintenant, petit : la sainte Vierge n’a eu ni triomphe ni miracles. Son fils n’a pas permis que la gloire humaine l’effleurât, même pas du plus fin bout de sa grande aile sauvage. Personne n’a vécu, n’a souffert, n’est mort aussi simplement et dans une ignorance aussi profonde de sa propre dignité, d’une dignité qui la met pourtant au-dessus des Anges. Car enfin, elle était née sans péché, quelle solitude étonnante  ! Une source si pure, si limpide, si limpide et si pure qu’elle ne pouvait même pas y voir refléter sa propre image, faite pour la seule joie du Père - ô solitude sacrée  !

… Certes, notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l’enfance émeut toujours ses entrailles, l’ignorance des petits lui fait baisser les yeux - ses yeux qui savent le bien et le mal, ses yeux qui ont vu tant de choses  ! Mais ce n’est que l’ignorance après tout. La Vierge était l’innocence. Rends-toi compte de ce que nous sommes pour elle, nous autres, la race humaine  ? Oh  ! naturellement elle déteste le péché, mais enfin, elle n’a de lui aucune expérience, cette expérience qui n’a pas manqué aux plus grands saints, au saint d’Assise lui-même, tout séraphique qu’il est. Le regard de la Vierge est le seul regard vraiment enfantin, le seul vrai regard d’enfant qui se soit jamais levé sur notre honte et notre malheur.

Oui mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n’est pas tout à fait celui de l’indulgence - car l’indulgence ne va pas sans quelque expérience amère - mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue, et bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain.”

Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne.

Edito du 19 avril 2026 "Toute vallée sera comblée"


Pourquoi donc demander l’Esprit Saint ? N’est-il pas donné au Baptême, au moins en germe, pour nous aider à traverser toutes les épreuves avec Dieu et à être vainqueurs du mal par le bien ? N’est-il pas répandu à la Confirmation, pour nous combler de ses dons et nous permettre d’aimer en plénitude ? Et avant tout cela, ne souffle-t-il pas où il veut, préparant les chemins du Seigneur dans la vie de chacun, croyant ou mécréant ?

C’est certain, l’Esprit Saint agit, même quand nous ne savons pas d’où il vient ni où il va. Mais comment le laissons-nous agir ? Voilà la vraie question. Comment lui permettons-nous de nous remplir ? Si nous sommes absolument pleins de nous-mêmes, de nos préoccupations et de nos convoitises, il n’y aura pas de place pour cet hôte mystérieux. En ce temps de Pâques où nous avançons vers la Pentecôte, c’est le moment de reconnaître nos trop-pleins. Qu’est-ce qui est bouché, encombré dans notre vie ? Qu’est-ce qui est verrouillé ? Qu’est-ce me rend si peu capable d’accueillir le Don par excellence du Très-Haut ?

« Toute vallée sera comblée », dit le prophète Isaïe. Plus je me viderai de moi-même, et mieux je serai comblé. Mieux aussi je serai surpris. C’est l’expérience qui a été faite par Marie, « humble et douce vallée » (selon les mots de la Petite Thérèse) qui a tout accueilli dans la pure simplicité. C’est l’expérience que les Apôtres ont pu faire à la Pentecôte et qui les a libérés, eux qui étaient encore si timorés, si bloqués au soir de Pâques et les jours d’après. C’est celle que nous pouvons faire à notre tour, si nous nous laissons creuser pour recevoir l’Eau Vive, la Flamme qui brûle toujours sans jamais détruire, la Force pour témoigner. Demandons, pour mieux recevoir le Don parfait.

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 12 avril 2026 "Les nouveaux baptisés arrivent : à quels changements sommes-nous appelés ?"


Quand la famille s’élargit, comment accueillir la nouveauté ? La question se pose aussi quand la communauté chrétienne s’agrandit.

Dès les Apôtres, des conciles ont rassemblé les responsables de l’Église, pour discuter, définir ou clarifier des questions religieuses majeures, à la lumière de la Révélation. En 2000 ans, 21 conciles œcuméniques ont engagé l’Église catholique tout entière, en plus de nombreux conciles locaux ou régionaux.

Depuis le 25 janvier, un Concile Provincial a commencé autour des évêques d’Ile-de-France. Pourquoi ce Concile 2026-2027 ? De nombreux adultes et adolescents se présentent aujourd’hui dans nos communautés pour demander le baptême, l’eucharistie et la confirmation. Nous voulons rendre grâce pour ce don de Dieu, pour ces « jeunes pousses » de la foi (c’est le sens du mot néophyte, qui désigne les nouveaux baptisés). Mais il s’agit aussi de discerner l’avenir ensemble. Comment ouvrir à ceux qui frappent ? À quels changements sommes-nous appelés ? Dans sa première lettre à l’Église de France, le Pape Léon XIV appelle à un renouveau missionnaire : ce Concile en est un signe concret. Nous sommes tous concernés !

Trois grandes étapes nous attendent. Sur le terrain d’abord, une phase de consultation s’achèvera le 1er juillet. Catéchumènes, néophytes, accompagnateurs, paroissiens, nous sommes tous appelés à participer, par la prière, par notre réflexion personnelle, et mieux encore par notre réflexion partagée dans l’Esprit.

Une phase de délibération rassemblera ensuite l’assemblée conciliaire, trois fois jusqu’à fin mai 2027, pour « écouter ce que l’Esprit dit aux Églises » et faire mûrir des propositions concrètes.

Enfin, une phase de réception pourra débuter à la Toussaint 2027, une fois les décisions conciliaires approuvées par le Pape. Rendez-vous dimanche 12 avril à 14h30 à la Maison Sainte-Claire, pour entendre le témoignage des nouveaux baptisés, prier et discerner ensemble, avec le Seigneur qui fait toutes choses nouvelles !

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 5 avril 2026 "Un amour qui relève le monde"


La fête de Pâques n’est pas simplement une date dans notre calendrier liturgique ; elle est l’événement qui donne son sens ultime à l’existence humaine.

En cette « Grande Nuit », la lumière du Ressuscité déchire les ténèbres du péché et de la mort pour inaugurer une ère de joie inépuisable. Comme le souligne le pape Léon XIV, la résurrection du Christ est le « centre de notre foi et le cœur de notre espérance ». Elle nous invite à passer d'une célébration annuelle à une vie transformée par l'éternité.

La joie pascale n'est pas un sentiment superficiel ou passager. C'est une joie profonde et insatiable, fondée sur le don de l'Alliance nouvelle et éternelle. Contrairement aux joies du monde qui s'étiolent, celle de Pâques est permanente car le Christ ressuscité ne meurt plus. Cette allégresse, que les disciples ont éprouvée en voyant le Seigneur, est une force que personne ne peut nous ravir. Elle est le « climat caractéristique » de la vie chrétienne, une respiration de l'âme qui se renouvelle chaque dimanche, ce « petit Pâques » de la semaine.

Si la foi nous permet de connaître Dieu et la charité de vivre de son amour, l'espérance est la vertu qui les relie. Elle est le désir de la félicité céleste qui nous soutient dans les épreuves. Le Pape François nous a rappelé que l'espérance n'est pas un simple optimisme psychologique, mais un don de Dieu qui « ne déçoit pas ».

Pâques nous donne la certitude que, malgré les guerres et les crises, la vie est plus forte que la mort et que la paix est possible.

Que cette joie pascale ne reste pas enfermée dans nos églises. Portons-la comme une flamme de foi et d'amour dans tous les domaines de la société. En regardant le tombeau vide, redisons avec force : « Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! ». 

Que cette certitude illumine nos chemins et fasse de nous des messagers de paix pour le monde entier.

Père Xavier Vermersch.

Edito du 29 mars 2026 "Le Seigneur en a besoin"


L'âne a perdu de son prestige, et cela ne date pas d'aujourd'hui. Alors qu'il était encore considéré à l'époque des Juges et des Rois comme une monture princière (...avec un surcroît de dignité pour les ânesses), il n'était plus au temps du Christ qu'un pauvre accompagnement pour les paysans.

Jésus, en choisissant un petit âne pour entrer dans Jérusalem, n'a pas eu peur du ridicule. Sans souci des grandeurs d'apparence, il a voulu accomplir le message des prophètes en roi doux et humble de cœur, à l'image de cet animal tout simple.

Dans la Bible, cependant, l'âne n'est pas seulement un signe d'humilité. "Hamor", le mot qui le désigne en hébreu, signifie aussi le corps, la matière - en bref la carcasse humaine, avec tout son poids de vie. Monter un âne, de façon symbolique, c'est dominer la matérialité.
C'est bien à cela que le Christ nous invite en ce début de Semaine sainte : prendre en charge nos pesanteurs, et avancer avec lui.

"Je me suis fait comme une bête de somme auprès de toi, et je suis toujours avec toi", dit le Psaume 72. Aujourd'hui encore, cette parole qui a fortifié tant de moines et de spirituels peut me soulager. Si j'accepte d'accompagner le Seigneur en âne docile, et de porter ma part du fardeau, je resterai toujours avec lui. Avec lui, je pourrai servir, prendre le repas et prier. Avec lui, je pourrai laisser mourir ce qui en a besoin, ce qui est nécrosé dans mon existence. Et avec lui, je trouverai enfin la vie à laquelle j'aspire.

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 22 mars 2026 "Partager pour participer à la plénitude de la vie divine"


Durant ces cinq dernières semaines, nous nous sommes mis en marche vers Pâques en portant les préoccupations de chacun : nous avons partagé avec vous le souci de la lutte contre la faim, faim qui affecte des centaines de millions de personnes pauvres.

Par le don en faveur de la souveraineté alimentaire nous avons un pouvoir réel.Ensemble nous pouvons aller plus loin et changer des vies.
Par nos dons et nos actions, nous pouvons permettre à nos partenaires d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine, de l'Europe de l'Est et du Proche Orient de donner les moyens à leurs communautés de promouvoir leurs droits à une alimentation saine et durable.

Saint François d'Assise nous dit : "Quand nous partageons ce que nous avons, nous participons à la plénitude de la vie divine"

L’équipe CCFD-Terre Solidaire d’Antony.

Edito du 15 mars 2026 "Serions-nous aveugles nous aussi ?"

Chez les personnes de l'Évangile, il y a plusieurs manières de voir. Certains "voient" ce qui se passe, ni plus ni moins, ou l'aperçoivent. D'autres observent, regardent. D'autres enfin contemplent. 

Cela doit me poser question. Quand je fais une découverte, quand je rencontre une personne, quel est mon regard ? Est-ce que je me contente de voir, de façon plus ou moins passive ? Est-ce que j'observe en curieux, est-ce que je regarde en spectateur ? Quand m'est-il donné de contempler ?

Il y a plusieurs manières aussi de ne pas voir. Il est possible d'ignorer la beauté de la création en ne regardant que son écran, ses soucis, ses petits intérêts. Il est possible d'ignorer la beauté de l'âme, en ne regardant que la surface. Il est même possible d'ignorer Dieu, la Source de tout ce qui est beau.

Le péché est une manière très spéciale de ne pas voir : ma conscience me dit d'éviter le mal et de commencer à faire le bien, mais je préfère alors éviter de l'éclairer. Je préfère l'obscurcir en mêlant le bien et le mal, le vrai et le faux. Plus je m'enfonce dans le mal, plus je m'aveugle volontairement. Et plus je prétends le contraire : "Quiconque commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses actions ne soient dénoncées", dit Jésus. C'est de cette pénombre qu'il veut nous tirer. Quelle place sommes-nous prêts à lui faire, pour que nos yeux soient lumineux ?

 Père Guillaume Leclerc.

Edito du 8 mars 2026 "Merci pour ce carême de prière, de jeûne et de charité"


Depuis leur création au 19è siècle, les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul ont toujours partagé avec les plus pauvres.

Durant ce temps de Carême, vous contribuez par vos dons de denrées et de produits à l’aide alimentaire. Soyez-en grandement remerciés.


En 2025 la Conférence Saint-Vincent-de-Paul d’Antony a :

• visité des personnes seules à domicile ou en EHPAD

• aidé financièrement ou matériellement une soixantaine de familles et de nombreux étudiants

• remis environ 3500 colis alimentaires

• accueilli au Café Sourire et aux ateliers de couture et tricot, tous les jeudis après-midi

• distribué des cadeaux de Noël aux enfants des familles aidées


Notre équipe fraternelle, composée exclusivement de bénévoles, fonctionne en lien avec les autres associations caritatives et les services sociaux de notre ville. Nous sommes présents tout au long de l’année, toutes les semaines.

Nos actions sont rendues possibles grâce à la subvention de notre ville et à la généreuse participation aux quêtes mensuelles faites à Saint-Saturnin.


Cependant, nous vous lançons un Appel à Servir : « Nous avons besoin de vous pour coordonner notre équipe et la gérer administrativement. Plus nous serons nombreux, plus la tâche sera légère ».

En ce temps de Carême, en nous rejoignant, vous soutenez un lieu d’accueil où l’écoute et la rencontre permettent de faire renaître l’espérance.


Les membres du Bureau de la Conférence Saint-Saturnin.

Edito du 22 février 2026 "Qui sait ?"


Nous voici en route vers Pâques. En attendant, sommes-nous dans un temps de tristesse ? 
Quand il aborde le Carême, saint Benoît, pour sa part, invite ses moines à offrir quelque chose qui procède de leur propre volonté « avec la joie de l’Esprit Saint ». Si je m’engage avec joie dans le combat, je goûterai déjà quelque chose de la victoire finale.

Commencer le combat, c’est repérer le terrain : reconnaissons nos zones de fragilité, nos pentes glissantes, et apprenons à les quitter quand il est encore temps. Nous le savons par expérience, il y a des moments (tard le soir, tout seul…), des situations (fatigue, contrariété, colère), qui nous rendent plus vulnérables : quand nous y sommes, ne jouons pas avec les tentations, tournons-nous sans tarder vers d’autres pensées. Remplaçons les suggestions de joies frelatées par des joies simples et vraies, changeons de terrain.

Combattre intelligemment, c’est identifier l’ennemi. Quand nous sommes tentés, celui-ci se dissimule. Il se fait passer pour un ami pour mieux nous faire chuter. Il nous pousse à accuser les autres, ou nous-mêmes, ou bien Dieu. Il s’agit de voir clair dans son jeu, et de choisir nos vrais alliés : ceux qui ont une vie droite et qui nous aiment, ici près de nous mais aussi au ciel. Nous ne vaincrons pas seuls.

Combattre efficacement, enfin, c’est manier les bonnes armes… et les manier bien. Le jeûne, la prière, l’aumône ne sont pas des punitions. Ce ne sont pas non plus des performances à remplir pour les remplir. Utilisés avec sagesse, ce sont des instruments privilégiés, pour apprendre à maîtriser nos mouvements intérieurs, et canaliser nos désirs. En nous vidant de nous-mêmes, de notre égoïsme, nous commencerons à laisser place à la grâce.

Comment celle-ci viendra-t-elle ? Dans la bataille, il y a nécessairement une part d’inattendu. « Qui sait ? S’il revenait ? », dit le livre de Joël en parlant du Seigneur. ...Qui sait ? Si Dieu intervenait autrement que dans nos plans, s’il déjouait toutes nos prévisions ? Entrons dans le combat, et préparons-nous à être surpris par la joie.

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 15 février 2026 "Faut-il recourir à la force, ou à l'humble amour ?"


Si tu te souviens, la nuit, avant de t'endormir : “
Je n'ai pas accompli ce que je devais”, alors lève-toi aussitôt et va l'accomplir.

Et si les gens autour de toi, par méchanceté ou indifférence, ne veulent pas t'entendre, prosterne-toi devant eux et demande-leur pardon, car en vérité tu es coupable de ce qu'ils ne veulent pas t'écouter.

Mais si tu ne peux pas parler à ces gens exaspérés, alors sers-les en silence et dans l'humilité, sans jamais perdre espoir...

Devant certaines difficultés, et surtout devant le péché, on se demande parfois : Faut-il recourir à la force, ou à l'humble amour ?
Décidez toujours : l'humble amour !

Vous pourrez ainsi soumettre le monde entier. L'humilité pleine d'amour est une force redoutable entre toutes : rien ne peut tenir contre elle.

Fiodor Dostoïevski, Les Frères Karamazov.

Edito du 8 février 2026 "Je suis toujours avec toi"


Qelle réponse peut-on donner, face à la maladie ? Alors qu'il était en train de mourir d'un cancer, le cardinal Veuillot , archevêque de Paris (+ 1968), disait : « Nous savons faire de belles phrases sur la souffrance. Moi-même j'en ai parlé avec chaleur. Dites aux prêtres de n'en rien dire : nous ignorons ce qu'elle est et j'en ai pleuré. »

Quand la maladie survient, nous ne pouvons plus nous regarder comme avant. Jusqu'ici sous contrôle, notre corps ne répond plus aux commandes. Notre intelligence et nos émotions ne sont plus si faciles à mobiliser, elles nous échappent. Nos projets s'évaporent. Où allons-nous ? À quelle vitesse ? Les mots des Psaumes résonnent alors autrement : « J'enfonce dans la vase du gouffre, rien qui me retienne ; je descends dans l'abîme des eaux, le flot m'engloutit. Je m'épuise à crier, ma gorge brûle. Mes yeux se sont usés d'attendre » (Ps 68).

Ce sont aussi les autres qui nous échappent. Certains se montrent très proches, mais (bien souvent) ils n'ont pas fait l'expérience que nous faisons. Beaucoup d'autres se taisent, par pudeur, par embarras, parfois par peur. Quant au malade, il balance entre le besoin de mettre des mots sur ce qu'il vit et le souci de ne pas gêner. Nous voilà mis à part. « Amis et compagnons se tiennent à distance, et mes proches, à l’écart de mon mal », témoigne ainsi le Psaume 37.

Notre regard sur Dieu change aussi. Où est-il ? Pourquoi permet-il cela ? L'épreuve peut provoquer de la révolte contre le mal (ce qui est tout à fait légitime), mais aussi contre Dieu (ce qui est une tentation attisée par l'esprit mauvais). Surtout, elle peut renouveler notre amitié avec le Seigneur. Nous pouvons crier vers lui : « Seigneur : c'est l'heure de ta grâce ; dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi, par ta vérité sauve-moi. Tire-moi de la boue, sinon je m'enfonce ! » Nous l'entendrons alors nous dire d'une manière nouvelle : « Je suis toujours avec toi. » Alors une expérience de résurrection sera possible : « Où donc aller, loin de ton souffle ? Où m'enfuir, loin de ta face ? Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici » (Ps 138).

Père Guillaume Leclerc.

Ce dimanche 8 février, 12 fidèles de nos communautés paroissiales d'Antony ont demandé l'onction des malades, pour recevoir l'aide concrète de Dieu dans leur corps et leur âme. Leur combat est aussi le nôtre. Portons-les dans la prière, avec tous ceux qui affrontent la maladie.

Edito du 1er février 2026 "Foi et Lumière"


Au cours de ce mois de février, dans le monde entier, toutes les communautés Foi et Lumière se retrouvent pour la fête de la Lumière.

En se référant à la Présentation de Jésus au temple, célébrée le 2 février, Foi et Lumière reconnaît Jésus comme la lumière du monde, protecteur des plus faibles, des handicapés, des malades.

Pour la communauté « Bartimée » d’Antony, c’est ce dimanche 1er février que nous nous retrouvons avec la communauté « L’étoile du berger » de Versailles.
Merci aux paroissiens de Saint-Saturnin de nous accueillir.

Foi et Lumière est un mouvement international qui réunit des personnes avec un handicap mental, leurs parents et des amis.

Marie-Hélène Mathieu est à l’origine de sa création en 1971.
Aujourd’hui il existe plus de 1400 communautés de différentes traditions chrétiennes dans 80 pays. Foi et Lumière croit que toute personne, même la plus démunie, est appelée à être source de joie et de paix dans l’Église et dans le monde.

Foi et Lumière veut être un témoin de la tendresse de Dieu pour les personnes avec un handicap mental et leur famille.

À Antony, nous sommes une trentaine à nous retrouver avec le Père Jean-Luc, notre aumônier, un dimanche par mois, à la maison Sainte-Claire le plus souvent, ou à Saint-Maxime, pour vivre un temps de partage, d’amitié, de fête, de célébration et de prière.

N’hésitez pas à nous contacter, la communauté sera heureuse de vous accueillir.

Marie-Claude GILET ou
Claria JARJOURA :

Edito du 25 janvier 2026 "Qu'ils soient parfaits dans l'unité"


"Qu'ils soient un" : au moment de donner sa vie pour ses disciples, c’est ainsi que Jésus les recommande à son Père. Il va plus loin encore : « Qu’ils soient parfaits dans l’unité » (Jn 17,22-23).
Qu’est-ce que cette perfection que le Christ demande pour nous ? Elle ne consiste pas à être trouvés d’emblée sans défauts, puisque nous ne sommes pas justes par nous-mêmes. Être parfait, dans l’Évangile, c’est être abouti, accompli, être allé au bout du chemin : c’est avoir aimé jusqu’au bout, en suivant le Christ à travers les obstacles.

Les obstacles à l’unité des chrétiens, nous le savons, sont réels. Les nier ou les minimiser d’ailleurs, même avec de bonnes intentions, ne servirait pas forcément la cause de l’unité. Le risque serait en effet de ne pas écouter vraiment les préoccupations de nos frères séparés, de ne pas tenir compte des différences. Le risque serait aussi de délaisser la vérité. Or, il ne peut y avoir de communion authentique sans elle.

Ce qui nous rapproche, pourtant, est bien plus fort que ce qui nous sépare. Notre unité initiale est un don du Père, assuré par l’offrande du Fils, et répandu dans l’unique Esprit. Notre foi dans la résurrection, notre baptême, notre respect de la Parole de Dieu sont partagés. Tous, à partir de là, nous sommes invités à entendre l’appel de saint Paul : « Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes » (Ph 2,3). Cela ne signifie pas, bien sûr, donner raison à toutes les contradictions, mais chercher ce que les autres vivent de plus élevé. Le trésor de la foi, que nous gardons précieusement, peut encore être enrichi.

Chez les Protestants, comment ne pas admirer, en particulier, le zèle pour l’Écriture Sainte et les merveilles musicales qu’il a suscitées ? Chers les Orthodoxes, comment ne pas être interpellé par l’amour de la sagesse reçue des premiers chrétiens ? Comment rester insensible à la quête de la beauté divine, vécue à travers l’art des icônes et la prière des saints ? Toutes ces choses peuvent nous parler de différentes manières. Elles nous en rappellent en tout cas une plus grande : notre cœur n’est pas fait pour s’ouvrir seulement à certains, mais pour s’élargir à tous, pour être rendu parfait dans la charité.

Père Guillaume Leclerc.

Edito du 18 janvier 2026 "La Visite pastorale, un événement de grâce"


Veiller sur les autres, c’est une mission qui nous concerne tous : personne ne peut dire qu’il n’est pas concerné par son prochain. Veiller sur l’ensemble de ses frères et sœurs au sein du diocèse, cette part du Peuple de Dieu et son territoire, c’est spécialement la mission de l’évêque, « l’épiscope ». Dans notre diocèse de Nanterre, j’ai la joie d’échanger avec les fidèles de bien des manières, lors des célébrations, des formations, des autres événements de l’année. Mais il faut aller plus loin, pour connaître en profondeur chaque paroisse avec ses multiples habitants. D’où cette visite pastorale chez vous, chers frères et sœurs d’Antony, les 16, 17 et 18 janvier.

La visite pastorale fait partie du ministère ordinaire de l’évêque qui va ainsi à la rencontre de ceux et celles qui lui ont été confiés par le Seigneur. Il y manifeste concrètement la présence de Jésus le Bon Pasteur, il veille à ce que tous soient nourris de la Parole de Dieu et des sacrements, et à ce qu’il soit pris soin de tous, à commencer par des plus fragiles ou des plus isolés. L’enjeu est avant tout missionnaire, afin que nous sortions ensemble annoncer et témoigner de l’amour de Dieu Sauveur manifesté en Jésus mort et ressuscité. C’est un événement de grâce.

La visite pastorale encourage, soutient, entend les joies et les forces mais aussi les difficultés, échecs, incite au renouvellement quand cela est nécessaire. L’évêque, garant de la communion et de l’unité, veille à ce que chaque paroisse ainsi que le diocèse lui-même ne vivent pas enfermés sur eux-mêmes. La visite pastorale est un temps où sont mises en valeur les relations et les solidarités locales ou plus lointaines, qui ouvrent les communautés de la paroisse au-delà d’elles-mêmes.

Que ce temps de visite nous donne de partager ensemble de nombreux fruits. Qu’il nous donne, surtout, d’en planter de nouveaux. La récolte que nous faisons aujourd’hui n’est qu’un avant-goût de celle que Dieu prépare.

Matthieu Rougé.

Edito du 11 janvier 2026 "Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie"


En ce dimanche où nous fêtons le Baptême du Christ, nous nous réjouissons particulièrement avec toutes les familles qui font le choix du baptême pour leur enfant, leur offrant ainsi de recevoir les grâces du baptême. Par ce baptême, ces enfants deviennent filles et fils bien-aimés de Dieu, en qui Il trouve sa joie.

Plusieurs équipes paroissiales ont la joie d’accompagner les parents et les enfants dans cette démarche de foi.

L’équipe de l’accueil paroissial est présente au début de ce chemin vers le baptême, en accueillant les parents qui viennent frapper à la porte de l’Église. « Pourquoi demandez-vous le baptême pour votre enfant ? » : c’est la question que pose l’accueillant aux parents. La décision des parents initie le parcours de préparation au baptême qu’il leur est proposé de suivre à la paroisse.

Pour les familles des tout-petits, une rencontre avec un couple de l’équipe de préparation au baptême permet aux parents de se préparer en partageant et découvrant un peu plus ce que le choix du baptême implique dans leur vie propre et représente pour la vie de leur enfant. Pour les parents des enfants plus grands, de 4 à 7 ans, le parcours de préparation au baptême, commun avec la paroisse Saint-Saturnin, propose plusieurs rencontres aux parents ainsi qu’aux enfants pour avancer également chacun dans la découverte et la compréhension de ce sacrement de l’initiation chrétienne.

Pour toutes les personnes impliquées dans le parcours de préparation au baptême, laïcs, diacres et prêtres, c’est une chance et une grande joie de pouvoir témoigner de leur foi en vivant cette mission aux côtés des familles.

Invitons le Christ à raviver le feu de l’Esprit reçu le jour de notre baptême et partageons notre joie avec les familles des nouveaux baptisés !

Les équipes d’accueil et de préparation au baptême.

Edito du 4 janvier 2026 "Donne-moi de commencer"

Cela se passait-il un premier janvier ? Un père du désert ne trouvait pas de solution face aux défauts et aux tentations qui revenaient. Il finit par s’écrier : « Ô Dieu, ne m’abandonne pas ! Je n’ai rien fait de bien en ta présence, mais dans ta bonté, donne-moi de commencer ».

L’année qui finit nous invite à un retour en arrière : quelles joies ai-je reçues ? quel fruit ai-je porté ? quel mal aimerais-je laisser derrière moi ? L’année qui commence, pour sa part, nous renvoie peut-être un peu vite à cette dernière question, en oubliant les premières. C’est ainsi que nous prenons des résolutions pour changer.

Comment nous changer nous-mêmes ? Nous voyons bien notre peine à le faire. D’année en année, nous retombons plus ou moins dans les mêmes ornières… un peu, diront certains, comme ceux qui répètent les mêmes choses de confession en confession. Pourtant, il ne faut pas s’en effrayer.

Répéter les mêmes fautes, certes veut dire que nous avons du mal à en sortir, mais aussi que nous n’en faisons guère de tout à fait nouvelles. Nous restons peu inventifs dans le péché : tant mieux. Cela veut dire, également, que nous n’avons pas encore donné au Seigneur toute sa place. Pourquoi ne pas commencer, par l’écoute plus assidue de sa Parole, par une charité plus vraie, mais aussi par la prière intérieure, reprise fréquemment ?

Nos combats sont récurrents : invitons Dieu à nous remplir, c’est lui qui agira en nous. Prenons aussi ses amis pour modèles. Plutôt que de tailler une statue à coup de burin, il est plus facile de la fondre dans un moule. Si nous nous imprégnons des vies des saints, si nous nous inspirons de leurs exemples (sans les copier pour tout, puisque les circonstances varient), les vertus qui nous semblent si difficiles à sculpter par nous-mêmes couleront petit à petit de source, elles deviendront pour ainsi dire naturelles.

« Dans ta bonté, donne-moi de commencer » : le don que demandait le vieux moine, c'est finalement Dieu lui-même. Quand Quelqu'un de neuf sera en nous, quelque chose, dans notre vie, commencera à changer. Alors 2026 ne sera pas une année de plus, mais une année vraiment nouvelle, différente de toutes celles qui l’ont précédée.

Père Guillaume Leclerc

Edito du 21 décembre 2025 "Pourquoi Dieu envoie-t-il son Fils ?"

Jusqu'où le monde a-t-il changé ? Les hommes, à l’époque de l’empereur Auguste et d’Hérode, étaient lassés par les labeurs et le souci des plaisirs. Ils étaient devenus blasés, dans leur quête toujours déçue de sagesse. Ils étaient écrasés sous la domination des puissants et de leurs idoles. Lassés, blasés, écrasés : sans savoir vers qui tourner leur corps, leur intelligence et leur cœur, les païens se trouvaient sans espérance. « Du néant dans le néant, combien vite nous retombons », dit une pierre tombale de cette époque.

Le peuple juif, quant à lui, n’avait plus ni grand-prêtre, ni prophète ni roi digne de ce nom. Il ne lui restait que la Parole contenue dans la Bible, avec ses promesses. C’était sur elles que comptaient les pauvres de cœur, mais pour quel temps reculé ? Ils étaient, en attendant, comme des brebis sans berger.

L’Enfant Jésus est venu apporter sa lumière à ce monde fatigué, au milieu de la nuit. Cela n'est pas moins vrai aujourd’hui. Très concrètement, le Fils de Dieu s’est fait tout-petit pour grandir avec nous, connaître toute notre vie, partager nos joies et nos peines, et les transfigurer.

Allons au-devant de l’Enfant de la crèche, et confions-lui sans crainte ce que nous avons à porter. Ce qu’il veut nous donner pour sa part, c’est sa vie, qui peut tout transformer. Dans son humilité, il redonnera leur plénitude à nos corps lassés. Dans sa simplicité, il ravivera nos intelligences blasées. Dans son innocence, il renouvellera nos cœurs écrasés.

Père Guillaume Leclerc

Edito du 14 décembre 2025 "Guide-moi, douce Lumière"

Guide-moi, douce Lumière,
Parmi l’obscurité qui m’environne,
Guide-moi encore !
La nuit est sombre et je suis loin de la demeure ;
Guide-moi encore.

Garde ma marche ;
Je ne demande pas à voir
Le lointain paysage ;
Un pas à la fois me suffira.
Je n’ai pas toujours été ainsi ;
Je ne te priais pas
De me guider encore.

J’aimais choisir et voir ma route ;
Mais maintenant, guide-moi encore.
J’aimais l’éclat du jour, et malgré mes craintes,
L’orgueil dominait ma volonté :
Ne te rappelle pas les années passées.

Si longtemps ta puissance m’a béni ;
Sûrement elle me guidera encore,
Par la lande et le marais,
Par le roc et les torrents,
Jusqu’à ce que la nuit prenne fin,
Et que, le matin, me sourient
Ces visages d’anges
Que j’ai jadis aimés
Et perdus pour un temps.

Prière du Cardinal John Newman (1801-1890)
Théologien anglican devenu catholique en 1845,
canonisé par le Pape François en 2019
proclamé Docteur de l’Église par le Pape Léon XIV le 1er novembre 2025

Edito du 7 décembre 2025 "La contribution de chacun est précieuse"


Chères Paroissiennes, chers Paroissiens,

Grâce à votre foi, à votre implication et aux nombreuses initiatives qui ont jalonné l’année 2025, notre communauté est vivante, accueillante et missionnaire. À chacun, nous redisons notre joie et notre reconnaissance. En cette fin d’année nous pensons particulièrement à la journée paroissiale du 1er décembre, qui a été un grand moment de rayonnement.

Temps d’action de grâce et d’attente de Noël, l’Avent est aussi le moment de vous solliciter à nouveau pour la campagne du Denier de l’Église 2025. Que ceux qui ont déjà répondu cette année, par un don ou un prélèvement automatique, soient vivement remerciés.

La paroisse ne vit que par les contributions des paroissiens. Elles permettent de subvenir aux rémunérations de nos salariés, aux besoins matériels de nos prêtres, aux dépenses pour la liturgie et pour nos bâtiments. Rien que pour ce dernier point, en 2025, en plus de l’entretien courant (2 000€), votre aide a permis de financer la rénovation urgente et complète du chauffage de la maison paroissiale (18 000 €) et une réparation importante de la toiture de la Vestiboutique (4 500€).

En 2026, en plus des travaux d’entretien réguliers, nous ne pourrons plus repousser les travaux indispensables et coûteux de mise aux normes de la salle Sainte-Thérèse sous l’église (25 000 €). Le résultat sera à la hauteur des montants investis, mais rien ne peut se faire sans vous.

Il est capital que vous soyez tous attentifs à verser votre Denier 2025 avant la fin de l’année. La diminution du nombre de donateurs réguliers est une réalité : il nous faut donc redresser la barre. La contribution de tous est plus que jamais précieuse. Pour ceux qui n’ont pas l’habitude de participer au Denier, sachez que toutes les indications sont rappelées dans le Maxilien et que même un don de 10 ou 20 € est utile et bienvenu.

En cette période que nous savons difficile pour beaucoup d’entre vous, nous vous remercions des efforts que vous pourrez faire.

Nous vous souhaitons un chemin lumineux, vers la joie de Noël.

Père Guillaume Leclerc, curé
Denis Quatrefages, économe.

Edito du 30 novembre 2025 "Une Église qui chante l'avènement de son Seigneur"


Nous voilà en route pour une nouvelle année liturgique, c’est le temps de l’Avent, moment de préparation pour accueillir la manifestation du Seigneur, son avènement, son incarnation dans l’histoire de l’humanité et dans notre propre histoire. L’Église nous rappelle que c’est aussi l’attente d’un second avènement : le retour du Seigneur. Accueillir, attendre… Quelle est la place du chant dans nos célébrations pour témoigner de notre disponibilité à ce qui va advenir ?


L’Église elle-même estime que « pour préparer la venue du Seigneur, le chant a un rôle important à jouer au cœur de la liturgie ». La Présentation Générale du Missel Romain (n°39) rappelle ainsi que Paul, dans son épître aux Colossiens, invite les fidèles rassemblés « à chanter ensemble des psaumes, des hymnes et de libres louanges » pour mieux vivre le temps de l’attente (Col 3,16).

Le chant est une expression qui permet à l’ensemble de la communauté de participer activement aux célébrations. Ce n’est pas réservé à une élite, mais nous concerne tous. Le chant accompagne la parole dans un registre à la fois intime et physique. Le chant permet aussi à nos communautés diverses de vivre l’unité dans l’unisson et dans l’harmonie de ses voix. Par leurs couleurs, elles donnent chair aux paroles qui vont nous faire cheminer vers Noël, de dimanche en dimanche. Et en ce premier dimanche la joie est déjà exprimée. Dans le psaume 121, avec son antienne : « Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur » Ce psaume commence par « Quelle joie quand on m’a dit… » Ainsi le 3è dimanche exprimera le gaudete « Réjouissez-vous » et au 4è dimanche « Jésus Christ celui qui vient nous sauver ». Sachons nourrir cette joie, progressivement, dans un crescendo plein d’espérance.

Si, comme le dit saint Augustin, bien chanter c’est prier deux fois, ayons à cœur d’unir nos voix en chantant pour Dieu dans cette belle période liturgique. Pour signifier ensemble une attente joyeuse et humble et la recherche de Dieu. Et si l’Avent était un temps béni pour laisser Dieu prendre place dans nos c(h)oeurs ?

Jean-Marie Warnan, diacre permanent, animateur de la chorale de St-Saturnin