Menu



* COVID19 * activités liées au culte sans autorisation de déplacement en deçà de 10km de votre domicile
MESSES le dimanche à 9h30 et à 11h
HORAIRES LE MAXILIEN AGENDA INTENTION MESSE SOUTENIR VESTI ST-MAX'
Youtube Facebook Parvis Facebook
Les derniers articles...

EDITO 25 avril 2021 "Tout commence à la maison"


La liberté de Dieu : quelle merveille que Dieu soit Dieu et que, dans la liberté de Son Amour, Il distribue, comme Il le veut et avec abondance, Ses grâces à tous les hommes ! C’est ainsi d’abord dans le Cœur de Notre Père que se cache le secret de l’appel que certains hommes entendent, à devenir prêtre, et qu’entendent certains hommes et femmes à Lui offrir toute leur personne dans la vie religieuse et consacrée.

Un regard de foi : pour redécouvrir la beauté désirable du sacerdoce et de la vie religieuse et consacrée, il est urgent pour chacun d’entre nous de les regarder avec un regard de foi et non selon les critères du monde. Non, le prêtre n’est pas un délégué, représentant du peuple, choisi par lui pour remplir une fonction utile de conduite de la prière et d’animation de la vie de notre communauté. Ce n’est pas l’Église qui se donnerait des fonctionnaires du culte, c’est Dieu qui offre à son peuple le don de Sa présence personnelle, en ces hommes qu’Il choisit et consacre, pour conduire en Son Nom Ses enfants jusqu’à Lui. Non, le sacerdoce n’est pas une insupportable corvée pour l’homme qui le vit, mais c’est un grand don d’amour de la part de Dieu qui remplit la vie et le cœur du prêtre, tout offert à Dieu et à Son Église, à vous. Non, la vie religieuse et consacrée n’est pas une vie perdue et sans saveur. Elle est une joie humble et profonde pour celui ou celle qui la vit. Elle est aussi pour nous tous un cadeau, car elle nous fait redécouvrir le sens de notre vie, en nous faisant pressentir combien nous sommes faits pour Dieu, et que ce qui remplit totalement notre vie et fait son bonheur, c’est de vivre chaque jour et pour toujours en communion avec Lui.

Un travail quotidien à la maison : si l’appel vient bien de la liberté de Dieu, il est toujours adressé à un cœur libre, qui doit offrir une réponse d’amour personnelle. Or, il faut bien le reconnaitre, notre monde ne dispose souvent pas bien les cœurs à répondre à l’appel du Seigneur. Nos manières de voir ce qu’est une vie réussie n’encouragent pas souvent nos jeunes à envisager sérieusement une vocation. Certes nous aimons les prêtres, surtout tant que nous pouvons bénéficier de leur service. Mais pour nos enfants ? Non, soyons sérieux ! C’est pourtant nos familles qui sont le premier lieu où peuvent s’éveiller les vocations. Mille moyens sont possibles pour cela : fréquenter des communautés religieuses durant les vacances, accueillir régulièrement chez soi des prêtres et religieux lors des repas familiaux, prier pour eux, et surtout chaque jour avec une certaine audace, demander à Dieu dans la prière qu’un de ses enfants puisse répondre à l’appel.
Que l’appel de Dieu retentisse dans nos familles et que, vous, chers parents, vous puissiez en être l’écho et l’instrument dans votre famille, qui deviendra, par la grâce de Dieu, une pépinière de vocation.

Père Ambroise Riché,
pour la journée mondiale de prière pour les vocations
 
Prière familiale pour les vocations

Nous Te confions notre famille Seigneur Jésus. 

Nous sommes les parents de… (les nommer). Prends-nous sous Ta sainte protection. Aujourd’hui, nous sommes rassemblés pour Te demander d’appeler un ou plusieurs de nos enfants à Te suivre dans le sacerdoce, la vie religieuse ou consacrée. Nous sommes certains que Tu les soutiendras et que Tu nous aideras discrètement à les encourager pour qu’ils puissent répondre à Ton appel. Que nous ne soyons pas inquiets du « viens et suis-moi » que Tu veux leur faire entendre. Que l’Esprit-Saint remplisse nos cœurs de parents de sagesse, de confiance, de persévérance, et d’amour. Béni sois-tu Seigneur !

Amen.

25 avril 2021 : Journée des Vocations

Il y a aujourd’hui en Ile-de-France près de 200 séminaristes et jeunes en année de fondation spirituelle, et de nombreux jeunes hommes et jeunes femmes cheminent dans les groupes de réflexion. Chacun d’eux a besoin du soutien par la prière et par le don des fidèles. La quête de ce jour contribue au financement de la pastorale des vocations religieuses et sacerdotales ainsi qu’à la formation des près de 200 séminaristes et jeunes en année de fondation spirituelle pour les diocèses d’Ile-de-France. Cette formation revient à 25 000€ par séminariste et par an et est financée uniquement grâce à la générosité des fidèles.


Vous pouvez également envoyer vos dons, déductibles de vos impôts, à :
Œuvre des Vocations, 15 rue des Ursins, 75004 Paris

ou en ligne sur mavocation.org

AU NOM DES FUTURS PRÊTRES : MERCI !

Edito 11 avril 2021 "Paix et Miséricorde"


Dans la dynamique de Pâques, de la bouche du ressuscité, nous entendons : « La paix soit avec vous »
. Jésus nous le dit aujourd’hui à travers l’église qui se rassemble : paix à vous tous.

À chaque messe nous demandons cette paix, tout particulièrement après le notre Père : « Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps ; par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus christ, notre sauveur», suivi du rite de la paix « Seigneur Jésus Christ tu as dit à tes Apôtres ; je vous laisse la paix, je vous donne ma paix, ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église; pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-là vers l’unité parfaite… »

La paix est-elle présente dans le contexte sanitaire que nous vivons ? Cela nous interpelle et nous incite à trouver, à chercher cette paix en nous, auprès des autres, auprès de Dieu. La paix du ressuscité, qui a vaincu la mort, est une grande espérance. Là où nous avons peur, comme les apôtres qui se verrouillaient, dans l’incertitude, le désarroi ou la souffrance, Jésus nous donne la paix et proclame qu’elle soit avec nous. Dieu nous convie aussi à devenir les artisans de sa paix pour devenir ses fils et filles (Mt 5,9).

Ce deuxième dimanche de Pâques est le dimanche de la divine miséricorde. La miséricorde c’est le propre de Dieu. Mais Il nous invite à la pratiquer (Mt 5,7), à mûrir et à développer notre cœur pour être sensible à la misère. La misère dans le monde et dans nos vies, Jésus aujourd’hui ressuscité nous montre de quelle façon la soulager, la transformer en joie pascale. « Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux, mon oreille, ma langue, mes mains, mes pieds, mon cœur soient miséricordieux… » nous dit la prière de sœur Faustine Kowalska, qui a été nourrie par cette Miséricorde divine. Dans le mot miséricorde il y a cœur. Mettons-nous donc le cœur à l’ouvrage pour diffuser sa miséricorde. Qu’elle nous apaise et nous pousse à avoir un visage de ressuscité, même s’il est masqué, qui soit attentif au monde qui l’entoure.

Jean-Marie WARNAN, diacre permanent.

Veillée pour la Vie - lundi 12 avril à 19h30


Comme chaque année, retrouvez la Veillée de prière pour la vie autour de tous les évêques d’Ile de France, à l’église Saint-Sulpice de Paris. Témoignages, louange et prière sur KTO TV.


En raison des contraintes sanitaires il ne sera pas possible d’y assister mais les fidèles sont invités à déposer dès maintenant leurs intentions de prière via ce lien. Elles seront portées tout particulièrement ce soir-là.

Visioconférence "Célébrer le cosmos" lundi 12 avril à 20h30


Une passionnante troisième conférence du cycle Laudato Si’, proposée en visioconférence par la Maison de la Parole, lundi 12 avril à 20h30 avec le Père Bernard KLASEN (professeur et directeur du CIF).


S’inscrire par mail à : contactmdp92@gmail.com pour obtenir l’accès à la conférence.

L’Église, en particulier par l’encyclique Laudato si, cède-t-elle à une mode en parlant de questions d’écologie ? Bien sûr que non ; il y a une Tradition chrétienne d’un rapport à la nature qui n’est pas celle de la domination et encore moins de la réduction au seul matériau. C’est ce que le Père Klasen se propose d’explorer, en parlant de « liturgie cosmique » et même du salut de la matière ! Cette idée est déjà dans quelques scènes de l’Évangile et chez les Pères de l’Église...

Edito 4 avril 2021 "Une semaine accompagnée, un chemin d'Emmaüs..."

 Vivre une Semaine de Prière Accompagnée, 

un chemin d’Emmaüs…

C’est le cadeau qu’il nous a été donné de vivre du 21 au 27 mars, malgré les restrictions liées à la pandémie. Les 45 personnes inscrites se sont retrouvées le premier jour pour prier la Parole, avec les accompagnateurs et les organisateurs. Entendre dans leur cœur cet appel du Christ : « Que cherchez-vous ? » puis l’invitation à Le suivre (Jn 1, 35-39). Chaque jour, elles ont vécu un temps de prière personnelle à partir de l’Écriture, et un temps d’accompagnement. Le dernier jour, nous nous sommes tous retrouvés pour une action de grâce communautaire, et chacun a offert les fruits de sa semaine. Comment vous partager la paix, les regards, la joie ressentie lors de cette célébration… ?
Nous leur laissons la parole :
  • Seigneur, je Te confie la réconciliation dans ma famille, merci d’avoir entendu mon cri.
  • Merci car je ne savais pas que ma présence Te réjouissait !
  • Merci Seigneur pour m’avoir donné cette invitation à renouveler ma confiance en Toi, à Te consacrer un temps privilégié dans ma journée pour Te laisser plus de place dans ma vie.
  • Merci Seigneur pour cette proposition individuelle vécue en paroisse ; qu’elle puisse aussi porter du fruit pour notre vie communautaire aujourd’hui perturbée !
  • Seigneur je Te rends grâce pour Ton invitation à dialoguer avec Toi cette semaine. Aide-moi à continuer sur ce chemin. Merci pour cette richesse.
  • Seigneur, merci d’habiter ma prière silencieuse pour qu’elle soit féconde. Merci pour cette belle semaine de bienveillance et d’écoute.
  • C’est une bonne manière de prier, accompagné avec la parole de Dieu. Je Te remercie et voudrais participer à la prochaine.
  • Merci Seigneur pour cette semaine reçue comme un cadeau et pour les fruits que Ta Parole produit en moi. Aide-moi à m’enraciner dans Ta Parole.
  • Seigneur je Te rends grâce pour le regard d’amour que Tu as posé sur moi et qui m’a saisi et transformé. Je Te rends grâce de venir à la rencontre de ma faiblesse, afin que je puisse demeurer en Toi en Te laissant demeurer en moi.
  • Seigneur je Te rends grâce pour ces échanges avec mon accompagnatrice qui m’ont profondément nourrie. Je Te rends grâce d’avoir fait vivre Ta parole en moi et de m’avoir fait comprendre, à travers la prière, comment apaiser mes tempêtes.
En ce jour de Pâques, où l’église nous invite à écouter le récit des pèlerins d’Emmaüs, nous rendons grâce pour ce chemin parcouru, et pour notre Seigneur qui s’est fait reconnaître, petit à petit, jusqu’à partager le pain dans l’auberge d’Emmaüs. Partons maintenant annoncer à nos frères qu’Il est vraiment ressuscité !
 
Véronique MOREL, Françoise JUVIGNY, Anne-Claire WITTMANN,
équipe de préparation SEPAC.

Lettre des évêques aux fidèles


À la suite des travaux de l'Assemblée Plénière des évêques de France, ceux-ci ont décidé collégialement d’adresser une Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie dans le but d’expliquer leurs mesures et d’engager tout le Peuple de Dieu dans cette démarche de reconnaissance, de vigilance et de soutien aux personnes victimes.

« Seigneur, délivre-nous de la tentation de vouloir nous sauver nous-mêmes et sauver notre réputation ; aide-nous à porter solidairement la faute et à rechercher des réponses humbles et concrètes en communion avec tout le Peuple de Dieu »

Pape François, février 2019

Lettre des évêques de France aux catholiques sur la lutte contre la pédophilie

Chers frères et chères sœurs,

Depuis l’an 2000 et surtout depuis 2016, tous vous entendez parler d’agressions sexuelles commises par des prêtres à l’encontre d’enfants ou de jeunes. Comme vous, nous avons honte pour notre Eglise. Vous vous sentez blessés dans votre confiance en elle. Vous continuez vos engagements de foi. Vos réactions sont diverses ! Vous comprenez que les évêques en parlent, réfléchissent à la manière d’accueillir au mieux les personnes victimes et d’agir envers les coupables… Vous avez entendu parler de la Commission indépendante mise en place par les évêques et la Conférence des Religieux et religieuses de l’Eglise de France (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, CIASE), confiée à M. Jean-Marc Sauvé et chargée d’enquêter sur ces faits, d’analyser la manière dont ils ont été traités et d’évaluer l’action de l’Église, notamment depuis les années 2000.

Au cours de notre Assemblée ordinaire de fin mars, nous avons pris des décisions importantes que nous voulons ici vous exposer. Elles complètent ou s’articulent avec celles que des diocèses, selon leur histoire et leurs possibilités, ont déjà prises. Un autre rendez-vous sera la remise du rapport de la CIASE à la fin du mois de septembre prochain.

Vous qui lisez ce document, peut-être avez-vous été victime ou témoin de faits d’agression ou de mauvais comportements de la part de clercs, de religieux ou de religieuses. Soyez sûrs de notre détermination à tout faire pour recevoir les témoignages, comprendre ce qui s’est passé, agir pour la justice et mettre en œuvre les mesures de prévention nécessaires. Peut-être, au contraire, n’avez-vous connu que des prêtres qui vous ont donné de la joie et de la confiance et des religieux et religieuses dont l’exemple, présent ou dans votre mémoire, vous réjouit et vous stimule encore. 
 
A vous tous, nous voulons faire part de ce que nous avons appris ces dernières années. Nous vous présenterons ensuite trois séries de décisions importantes et nous vous lancerons un appel. 
 
Ce que nous avons appris :
 
Notre Église n’a pas toujours été une « maison sûre »

Des prêtres et des religieux ont commis des agressions sexuelles sur des mineurs, garçons ou filles. Des prêtres ont abusé de leur position sacramentelle pour exercer une emprise sur des jeunes et parfois leur faire subir des violences sexuelles. Ces faits sont avérés et indéniables. Le rapport de la CIASE nous permettra d’en évaluer l’exacte ampleur et de les situer par rapport à la situation globale de la violence sexuelle sur les mineurs dans notre pays. Mais ces actes ont été trop nombreux pour que nous n’y voyions que la part d’horreur commise par quelques individus pervers. Recensés sur une longue période et dans une population nombreuse, nous devons reconnaître qu’il y a là un fait social qui doit être regardé avec lucidité. Nous devons mobiliser nos forces, nos énergies, notre intelligence et notre volonté, pour créer une culture où de tels drames ne soient plus possibles, pour faire de l’Église « une maison sûre » selon l’expression du Pape François. 
 
Dans les décennies passées, il est arrivé que ces faits soient dénoncés, traités par la justice de notre pays et que leurs auteurs soient sanctionnés par la justice canonique de l’Église. Il est aussi arrivé que ces faits soient connus, portés à la connaissance de certains responsables ecclésiaux, et qu’ils aient été traités seulement par une admonestation au prêtre mis en cause, une promesse par celui-ci de ne pas recommencer, et un déplacement dans une autre paroisse, avec trop souvent de graves récidives. Il est arrivé aussi que de tels faits ne soient pas connus du tout ni des autorités ecclésiales, ni des familles, les enfants victimes n’en parlant pas ou n’ayant pu en parler ou en ayant parlé mais sans être écoutés. La CIASE nous aidera à mieux connaître ces situations diverses.
 
 Un aspect important de ces agressions sexuelles et de ces abus spirituels est qu’ils ont été commis pour une part par des prêtres, des diacres, des religieux ou des membres de communautés qui ont aussi incarné, pour certains, le renouveau de l’Église. Des figures considérées parfois comme exemplaires et inspirantes ont été démasquées. Ce fut pour tous une terrible déception. Des études sont ouvertes, qui devront être prolongées, pour comprendre comment de tels phénomènes ont pu avoir lieu et ne pas être repérés.

La justice de notre pays et la justice canonique doivent être saisies de ces faits graves et inacceptables.

Nous sommes aujourd’hui mieux informés des procédures et nous voulons les mettre en oeuvre sans délai. Nous savons que la saisine de la justice, tant civile que canonique, est une obligation et un bienfait nécessaire.

L’ampleur du traumatisme

Nous avons aussi découvert, il faut le reconnaître, l’ampleur du traumatisme vécu par les enfants et les jeunes agressés. Des vies entières ont été bouleversées, rendues compliquées et douloureuses.
 
Aujourd’hui l’amnésie due au traumatisme, conséquence grave et durable vécue par les personnes victimes et particulièrement les jeunes victimes, est un phénomène connu, étudié et avéré. L’impossibilité de faire mémoire, due à ce phénomène, nous permet de mieux comprendre pourquoi la parole advient parfois très tardivement et douloureusement.

Grâce à des personnes courageuses et des associations, des adultes qui avaient été victimes enfants ou adolescents ont pu révéler leur histoire. Depuis quelques mois, il apparait aussi que de telles agressions ont pu avoir lieu et peuvent avoir lieu dans toute la société, y compris hélas dans les familles et dans tous les milieux, et notamment là où il y a oeuvre d’éducation : la relation éducative peut se transformer en une relation de pouvoir et, alors, s’accompagner d’abus et d’une domination sexuelle.

En termes éthiques, ces agressions sont des actes contraires au commandement « Tu ne tueras pas », car ce sont d’abord des atteintes à la vie dont l’impact ne disparait pas, et non pas seulement des manquements à la juste relation éducative de la part des adultes. Commis par des prêtres ou des religieux, de qui l’enfant ou le jeune attend légitimement la bienveillance et la bienfaisance du Christ lui-même, la vie de l’Esprit-Saint et le pardon de Dieu, de tels crimes prennent une force particulière, a fortiori lorsqu’ils sont commis dans un cadre sacramentel ou lorsque le prêtre est un ami ou un membre de la famille. Ils peuvent détruire toute la vie, y compris la vie spirituelle. Nous, évêques, reconnaissons que nos prédécesseurs n’ont pas toujours été assez attentifs au sort des enfants agressés. Sans prétendre que nous aurions fait mieux à leur place et en leur temps, l’Évangile que nous prêchons et dont nous essayons de vivre nous enjoint à l’attention aux plus petits. Le Christ, notre Seigneur, nous avertit que le scandale devant Dieu n’est pas la perte de réputation d’une personne ou d’une institution mais le fait de faire tomber, d’abîmer un « petit » et de l’empêcher d’avancer vers la bonté du Père. Nous implorons humblement pardon pour tous les cas d’indifférence ou d’incompréhension dont des responsables ecclésiaux ont pu faire preuve.

La lumière apportée par le témoignage des personnes victimes

Tous frères et sœurs en Église, nous devons porter attention aux personnes qui ont été victimes de telles agressions. Souvent, nous l’avons dit, elles n’ont pu parler ou, ayant parlé, n’ont pas été écoutées parce que leur agresseur était estimé, voire vénéré, par leurs parents ou leur entourage familial et social, par la communauté chrétienne. Témoigner de ce qu’elles ont subi est extrêmement courageux et exigeant. Ceux et celles qui s’y risquent ont droit à notre admiration et notre gratitude. Dénonçant des faits commis dans l’Église et par des ministres de l’Église, ils et elles rendent à l’Église un immense service : celui de pouvoir faire la lumière sur des ténèbres qui l’habitent et qu’elle transportait sans le savoir ou sans vouloir le reconnaître et regarder cela en face. Désormais, nous pouvons être plus lucides. Cette lumière est un don de Dieu dans sa miséricorde, qui nous appelle tous à la sainteté.

Nous, prêtres et évêques, ordonnés, nous recevons du Christ Pasteur et Serviteur un « pouvoir sacré ». Pour vous, fidèles, qui, avec nous, recevez la grâce de la foi, ce « pouvoir » est source de vie, de consolation, de force, de paix et de liberté intérieure. Or, de ce pouvoir, il est possible d’abuser. Comme tout pouvoir, celui-ci peut servir à exercer une emprise et à établir un rapport de domination. Or, le Christ, dont nous voulons être les serviteurs, est le Seigneur infiniment chaste, infiniment respectueux des personnes en leur liberté la plus intime. Il n’a jamais permis ni supporté que ses disciples prétendent soumettre d’autres hommes ou femmes. A la lumière de ce qui a été mis au jour ces dernières années, nous sommes conscients que les modes d’exercice du ministère sacerdotal et épiscopal et le discours qui les soutient doivent être passés au crible et renouvelés pour un service plus vrai du Peuple de Dieu.
 
Le devoir de l’Église entière vis-à-vis des personnes victimes

Les personnes victimes, quel que soit leur âge, à partir du moment où elles ont parlé ont besoin d’avancer dans un chemin d’apaisement et de reconstruction. Il y a là pour nous tous, membres du Corps du Christ, un devoir impérieux lié à l’appartenance commune des victimes et de leurs agresseurs à notre Église. Comme pasteurs, nous sommes responsables d’agir pour contribuer, autant qu’elles le souhaitent, à accompagner sur leur chemin de vie les personnes qui ont été ainsi agressées. Nous sommes conscients aussi que des parents, des frères et sœurs, des familles, des conjoints et des enfants ont souffert. Nous sommes conscients encore que tous nous sommes blessés dans notre foi, notre attachement au Christ, notre confiance dans le sacerdoce apostolique. Comme nous, vous êtes ébranlés, interpellés et avec vous nous souffrons pour l’Église. Dans le même temps, étant membres du Corps du Christ, nous sommes responsables les uns des autres devant Dieu, au sens où chacun répond de tous les autres. Nous sommes en effet donnés les uns aux autres par le Seigneur comme frères et sœurs.

C’est pourquoi, frères et sœurs, les mesures que nous avons à prendre pour que de tels faits ne se reproduisent pas et pour aider les personnes victimes dans leur chemin personnel nous concernent tous. Elles n’auront de sens que si elles sont portées par nous tous. Nous, évêques, y avons travaillé depuis deux ans et demi notamment avec l’aide des groupes de travail mis en place à partir de janvier 2019 par notre Conférence avec la Conférence des religieux et religieuses de France (CORREF) pour travailler sur la mémoire à garder de ces faits et de la manière dont ceux et celles qui ont été agressés ont pu survivre ; pour développer plus avant les mesures de prévention nécessaires ; pour recenser les étapes à suivre dans le traitement d’une plainte et accompagner les clercs accusés puis, le cas échéant, condamnés ou innocentés ; pour mettre au point le secours financier qui devra être proposé aux personnes victimes afin de les aider dans leur reconstruction quand elles en ont besoin.

Nous remercions vivement les personnes victimes qui ont accepté de travailler avec nous. Patiemment, nous avons appris à nous connaitre. Nous remercions aussi les professionnels et experts de la société civile qui nous ont aidés à avancer.

Nous nous sommes placés devant Dieu, scrutant ce qu’il attend de l’Église du Christ. Sa sainteté nous pousse à agir avec humilité mais aussi avec efficacité. Ces mesures, nous les présenterons à la CIASE pour qu’à la lumière de ses études, elle les évalue et nous indique les ajustements nécessaires.
 
Nos décisions

Nous avons décidé trois séries de mesures lors de notre Assemblée plénière de mars 2021. Elles s’inscrivent dans une démarche générale destinée à franchir une étape décisive dans la reconnaissance de ces violences et la lutte contre ces abus.
 
1- Des mesures concernent notre relation avec les personnes victimes : nous devons et nous voulons les aider, humblement, dans les étapes et les moyens qui leur permettront d’avancer dans leur chemin de vie et de reconstruction. D’où les décisions de : 
  • continuer à travailler régulièrement avec les personnes victimes ; 
  • sensibiliser et former de manière régulière à l’accueil et à l’accompagnement humain et spirituel des personnes victimes d’agressions sexuelles dans l’Église ; 
  • proposer aux personnes victimes un secours financier qu’une instance d’assistance indépendante sera chargée d’attribuer dans la limite de nos moyens, selon les besoins exprimés par chacune de ces personnes ; 
  • améliorer la formation initiale et continue des prêtres et de tous les acteurs pastoraux, surtout ceux et celles qui travailleront auprès des jeunes ; 
  • améliorer nos moyens de suivre et d’accompagner les prêtres coupables dans les différents moments de leur vie ; 
  • créer un lieu qui gardera vive la mémoire des faits commis et de la manière dont les personnes agressées ont pu vivre cette épreuve. Ce que les personnes victimes demandent le plus est l’assurance que l’Église travaille vraiment pour que de tels drames ne se reproduisent plus. Le lieu mémoriel sera donc aussi un lieu pédagogique pour former les générations futures à la vigilance sur les dérives possibles du pouvoir spirituel ; consacrer une journée à la mémoire de ces faits et à la prière pour les personnes victimes, chaque année, le 3ème vendredi de Carême.
2- Des mesures visent au renforcement de nos procédures de justice canonique. Celles-ci ne dispensent pas du recours à la justice étatique. Nous avons décidé de mettre en place un tribunal pénal au niveau national pour disposer des moyens nécessaires afin d’agir avec une efficacité qui a pu faire défaut jusqu’à présent.

3- Des mesures concernent l’organisation de la Conférence des évêques et s’ajoutent à celles prises depuis 2016 : nous mettrons en place un Service dédié « à la promotion de la vigilance et à la formation à la juste relation pastorale » ainsi qu’un Service national d’écoute.
 
Notre appel

L’appel que nous vous lançons est double.
 
Soyons tous vigilants et actifs pour faire de notre Église une « maison sûre »
 
Par la lecture de cette lettre, vous prenez avec nous la mesure du phénomène tel que nous l’avons découvert et compris. Il nous reste à recevoir le rapport de la CIASE. Des victimes parleront au-delà, bien sûr, car le temps de la parole ne peut être identique pour tous.Le silence, l’indifférence, une déférence non ajustée, ne doivent plus l’emporter sur le devoir d’interpeller voire d’alerter quand est repéré un problème de comportement de la part de qui que ce soit : prêtre, diacre, religieux ou laïc, bénévole ou salarié, animateur ou participant, responsable ou fidèle, homme ou femme. Soyons attentifs autour de nous, acceptons de nous former, surtout dans l’exercice de responsabilités en contact avec des jeunes et des enfants. Soyons vigilants dans les paroisses, communautés, mouvements, les uns vis à vis des autres.

La conversion pastorale de nos diocèses nous offre des occasions de réfléchir sur nos modes de fonctionnement en diocèses, en paroisses, dans nos communautés et mouvements. A tous les niveaux nous devons nous interroger sur les possibilités de dérives, d’emprise, d’abus, de maltraitances voire de violences et vérifier qu’il existe des supervisions, des contrôles, des regards tiers, et la possibilité de la correction fraternelle entre nous.

N’hésitons pas à confier au Seigneur dans la prière ce sujet grave et important. N’oublions pas d’intercéder pour les personnes victimes et de demander le secours de Dieu pour son Église.
 
Aidons les personnes victimes

Au nom de l’unité du Corps que nous formons dans le Christ, nous devons ensemble apporter aux personnes victimes les aides dont elles ont besoin, et mettre en œuvre les différentes mesures ci-dessus exposées, nécessaires pour renouveler en vérité notre Église. Pour financer toutes ces actions de mémoire, de prévention, de soutien, il faut réunir les fonds nécessaires.

Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas utiliser les dons des fidèles à des fins que ceux-ci n’ont pas choisies. Par exemple, le Denier de l’Église ne sera pas employé à cet usage. Pour permettre à tous les baptisés de manifester leur fraternité et leur solidarité aux personnes victimes dans l’Église catholique, nous constituons un fonds de dotation spécifique qui financera l’ensemble de ces mesures et vérifiera le juste usage des sommes collectées. Nous évêques y contribuerons en premier lieu, à titre personnel. Nous appelons tous ceux d’entre vous qui le voudront bien, à y contribuer également.
 
Chers frères et chères sœurs, fin septembre prochain, la CIASE remettra son rapport aux évêques et à la Conférence des religieux et religieuses, qui l’ont créée ensemble. Ce sera un moment difficile pour ceux et celles qui ont été victimes de tels crimes. Ce sera pour nous tous, spécialement pour les clercs, pour les religieux et religieuses, un moment délicat.
Comme l’a souligné le Pape François dans sa lettre au Peuple de Dieu d’août 2018, « les abus sexuels, abus de pouvoir et de conscience, commis par un nombre important de clercs et de personnes consacrées (est) un crime qui génère de profondes blessures faites de douleur et d’impuissance, en premier lieu chez les personnes victimes, mais aussi chez leurs proches et dans toute la communauté, qu’elle soit composée de croyants ou d’incroyants.(…) L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire. S’il est important et nécessaire pour tout chemin de conversion de prendre connaissance de ce qui s’est passé, cela n’est pourtant pas suffisant. Aujourd’hui nous avons à relever le défi en tant que Peuple de Dieu d’assumer la douleur de nos frères blessés dans leur chair et leur esprit. (…) Que l’Esprit Saint nous donne la grâce de la conversion et l’onction intérieure pour pouvoir exprimer, devant ces crimes d’abus, notre compassion et notre décision de lutter avec courage ».

Dans le droit fil de cette invitation du Pape, nous vous avons, dans cette lettre, partagé ce que nous avons découvert et mieux compris et nous vous avons confié nos engagements, nos résolutions. Ils n’ont de sens, ils ne seront efficaces, que s’ils deviennent aussi les vôtres.

Nous vous exprimons notre honte et notre tristesse que ceux qui auraient dû être des pasteurs vous conduisant aux sources vives, aient pu être des dangers, destructeurs des « petits » confiés par Jésus. Nous renouvelons notre demande de pardon. Si vous n’avez pas été atteints par de tels faits, nous vous demandons de vous tourner avec nous vers ceux et celles qui en ont été victimes. Disons notre commune désolation devant les crimes commis et subis et notre profonde humiliation que des membres du Corps du Christ aient été si peu attentifs et parfois si peu prêts à entendre et à accompagner. Nous nous remettons au Seigneur qui juge et qui guérit et nous acceptons d’avance la lumière crue qui sera jetée sur notre Église. Pleins d’espérance aussi, nous croyons que cette vérité peut servir le renouveau que Dieu veut.

Nous exprimons notre confiance et notre reconnaissance aux prêtres, diacres, consacrés hommes et femmes qui se donnent chastement pour le service du Royaume de Dieu, pour tous les baptisés qui sont sur le chemin de Vie avec le Christ. Nous rendons grâce pour la confiance que vous nous faites et surtout pour votre foi dans le Seigneur Jésus, qui en notre chair a vaincu la mort.

Lourdes, le 25 mars 2021
Les évêques de France

Edito 28 mars 2021 "Un beau cadeau !"


FAIRE-PART DE NAISSANCE

L’équipe du catéchuménat est heureuse de vous faire part de
la naissance de Jennyfer, Marie et Christian
à la dignité suprême d’enfant de Dieu,
par le baptême qui leur sera conféré à la Vigile Pascale prochaine


Quelle joie dans nos communautés paroissiales ! Des sœurs et un frère nous rejoignent pour aimer et célébrer le Seigneur, et pour devenir comme nous ouvriers pour sa moisson ! Quel cadeau de bienvenue pourrions-nous leur offrir ?

Nous ne les connaissons pas beaucoup. À Saint-Saturnin les dîners partagés, la journée paroissiale ont été annulés, ainsi que les rencontres prévues pour leur faire découvrir certaines activités paroissiales.

Eh bien, soyons imaginatifs :
  • prions pour eux de tout notre cœur, mais aussi dès que possible…
  • invitons l’un ou l’autre à partager un repas, un café chez nous
  • partageons une balade, pour prendre le temps de faire connaissance
  • invitons-les à rejoindre une soirée de notre groupe de prière, ou notre temps d’adoration …
  • >invitons-les à découvrir notre mission paroissiale de sacristain ou coordinateur au service de la liturgie, catéchiste, veilleur de quartier ou à l’accueil de nuit …
     
Les nouveaux baptisés ont hâte d’aller à la rencontre de leur nouvelle communauté paroissiale.
Nous savons que nous pouvons compter sur vous, comme l’an dernier, où, à notre appel, de nombreux paroissiens avaient soutenu Lê, Angélique, Typhanie et Virginie dans leur longue attente du baptême.

Écrivez-nous à catechumenat@saintsat.org , nous regrouperons vos propositions, vos idées et vous contacterons.
D’avance, merci de tout cœur pour votre soutien et votre implication !
 
Anne Vasserot et Agnès Chicaud, avec l’équipe du catéchuménat.