La fête de Pâques n’est pas simplement une date dans notre calendrier liturgique ; elle est l’événement qui donne son sens ultime à l’existence humaine.
En cette « Grande Nuit », la lumière du Ressuscité déchire les ténèbres du péché et de la mort pour inaugurer une ère de joie inépuisable. Comme le souligne le pape Léon XIV, la résurrection du Christ est le « centre de notre foi et le cœur de notre espérance ». Elle nous invite à passer d'une célébration annuelle à une vie transformée par l'éternité.
La joie pascale n'est pas un sentiment superficiel ou passager. C'est une joie profonde et insatiable, fondée sur le don de l'Alliance nouvelle et éternelle. Contrairement aux joies du monde qui s'étiolent, celle de Pâques est permanente car le Christ ressuscité ne meurt plus. Cette allégresse, que les disciples ont éprouvée en voyant le Seigneur, est une force que personne ne peut nous ravir. Elle est le « climat caractéristique » de la vie chrétienne, une respiration de l'âme qui se renouvelle chaque dimanche, ce « petit Pâques » de la semaine.
Si la foi nous permet de connaître Dieu et la charité de vivre de son amour, l'espérance est la vertu qui les relie. Elle est le désir de la félicité céleste qui nous soutient dans les épreuves. Le Pape François nous a rappelé que l'espérance n'est pas un simple optimisme psychologique, mais un don de Dieu qui « ne déçoit pas ».
Pâques nous donne la certitude que, malgré les guerres et les crises, la vie est plus forte que la mort et que la paix est possible.
Que cette joie pascale ne reste pas enfermée dans nos églises. Portons-la comme une flamme de foi et d'amour dans tous les domaines de la société. En regardant le tombeau vide, redisons avec force : « Le Christ, mon espérance, est ressuscité ! ».
Que cette certitude illumine nos chemins et fasse de nous des messagers de paix pour le monde entier.
Père Xavier Vermersch.









