Dans le monde qui nous entoure, quand les relations restent en surface, quand les égoïsmes grimpent trop vite, quand les tensions et les peurs grandissent, je sens que je n'ai pas seulement besoin de partages plus consensuels. J'ai besoin de communion. Pour que la charité circule dans le corps, il me faut, il nous faut, un partage vital. Il faut que les joies de mes frères et de mes soeurs deviennent vraiment mes joies, que leurs peines soient vraiment mes peines. C'est le Christ qui rend cela possible, et ce sont ses messagers qui nous y invitent de façon renouvelée. Voilà ce que nous pouvons attendre de la visite du Pape : que les temps qu'il va célébrer nous rapprochent des autres en vérité, en même temps qu'ils nous rapprocheront de Dieu.
Quand les occupations ne laissent plus de pause, quand les écrans prennent trop de place, quand les informations saturent l'espace, je sens que je n'ai pas seulement besoin de respirer. Avec Dieu plus encore, j'ai besoin de communion. Et ce besoin, nous l'avons tous. Il nous faut un accès simple, facile, pacifié, avec le Seigneur et le monde invisible. Et pour cela, nous avons besoin de témoins dignes de foi, d'hommes de parole qui disent ce qu'ils croient. C'est cela que nous pouvons attendre du Pape lui-même : non pas qu'il nous sauve, mais qu'il nous indique avec sûreté le chemin vers les réalités d'en-haut.
Nous avons besoin de communion en longueur et en largeur, comme nous avons besoin de communion en profondeur et en hauteur. Que l'événement que nous allons vivre ensemble, avec le Pape Léon XIV, dilate notre coeur dans toutes ces dimensions : alors la charité se répandra et nous vivifiera, et elle attirera.Que l’Esprit nous guide pour aller trouver toutes celles et tous ceux qu’Il veut attirer au Christ !

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