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Edito du 18 octobre 2026 "La mission, est-ce pour moi ?"


Alors que la Journée Mondiale des Missions fête ses 100 ans ce dimanche, nous pourrions nous questionner : les missions ne sont-elles pas d'un autre temps, à ranger au grenier à côté d'un vieux casque colonial et d'un album noir et blanc de Tintin au Congo ? Qu'avons-nous besoin de proposer encore notre foi ? Tout le monde n'est-il pas sauvé de toute manière ?

Pourtant, l'appel du Christ continue à résonner : "Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Si la sagesse du Christ est pour moi la plus belle et la plus vraie (en même temps que la plus folle), je ne peux pas la garder pour moi. Si la relation avec Dieu est pour moi vitale, je ne peux pas en priver mon prochain. Tant de personnes autour de nous ont froid et cherchent la source de la chaleur... Tant sont dans l'obscurité et attendent la lumière pour trouver le chemin... C'est vrai, le Christ a sauvé les hommes une fois pour toutes. De même, il veut nous sauver aujourd'hui, et c'est lui qui nous sauvera au dernier jour. Mais ce salut, comment l'accueillons-nous ? Et comment voulons-nous le partager ?

"Dieu veut que tous les hommes soient sauvés, et parviennent à la connaissance de la vérité", assure saint Paul à Timothée. "Dieu le veut" : cela fait partie de lui-même, de son projet de bonheur, c'est un débordement de son amour. Cela veut dire aussi que la réalisation de notre bonheur, l'épanouissement de notre amour passe par là. Il n'est pas nécessaire de partir au loin. Sourire à mon voisin, écouter un ami qui souffre, dire une parole bonne à un esprit chagrin, répondre à un enfant rebelle par une question constructive, et les garder dans la prière, c'est déjà la mission. Déposer une prière ou un guide paroissial dans les boîtes aux lettres, inviter à une messe festive ou un parcours, ouvrir sa table à l'inconnu pour découvrir ce qu'il cherche au plus profond, c'est encore la mission. Témoigner auprès des enfants, des jeunes, des parents, servir les pauvres et les malades au nom du Seigneur, la voilà toujours, elle qui a fait la joie des plus grandes âmes, de François-Xavier à Thérèse de Lisieux. Cette joie n'est pas réservée à quelques saints. Elle peut devenir la nôtre. Dans notre vie, nos familles, notre communauté, la joie de la rencontre demande à se répandre. Qu'en ferons-nous ?

Père Guillaume Leclerc.

LA RANDONNÉE BIBLIQUE

LA RANDONNÉE BIBLIQUE


Le diocèse se lance, fin 2025, dans une lecture commune de la Bible : la Randonnée Biblique, à partir de l’Avent, à raison d’un chapitre par jour, pour lire la Bible en 4 ans. 

Samedi 15 novembre 2025 à Montrouge, a eu lieu une matinée de présentation et d’ateliers.

Des outils vous sont proposés pour avancer ensemble, au rythme d'un chapitre par jour :
• une application à télécharger sur votre store (App Store - Google Play) 
• le calendrier de l’année
• des marque-pages bibliques
• un dépliant explicatif de la randonnée

GUIDE DE LECTURE AU FIL DES SEMAINES

Du 2 au 7 nov 2026

Chapitres : 2 S 23-24 et Ga 1-4 
Nous lisons une prophétie de David et une liste des guerriers de David. Cela permet d’introduire le dernier péché de David : son dénombrement du peuple. Il s’ensuit une sanction, que David doit choisir : il préfère le châtiment envoyé par Dieu, car sa compassion est grande, tandis que les hommes, eux, manquent de compassion et exécutent le châtiment jusqu’au bout. La prière et des sacrifices offerts par David mettent fin à la peste envoyée par Dieu.

Nous changeons ensuite complètement d’univers avec l’épître aux Galates : dans cette lettre, saint Paul adresse de vifs reproches aux chrétiens galates (Celtes établis dans l’actuelle Turquie). Les premiers mots sont explicites : « Je m’étonne que vous passiez à un Évangile différent. » (1, 6). Il rappelle alors comment lui a reçu l’Évangile et comment les apôtres, à Jérusalem, ont admis que l’on puisse évangéliser les païens sans d’abord les circoncire et leur imposer la Loi juive. En effet, thèse centrale de la lettre, « ce n’est pas en pratiquant la Loi de Moïse que l’homme devient juste devant Dieu, mais seulement par la foi en Jésus-Christ (2, 16). Les Galates sont accusés de vouloir devenir Juifs, et Paul leur oppose le double exemple de la foi d’Abraham et de la naissance d’Isaac.

Du 26 au 31 oct 2026

Chapitres : 2 S 17-22 
Les conseillers d’Absalom tentent d’obtenir une victoire définitive contre David, mais en vain. C’est au contraire Absalom qui est vaincu, blessé assez stupidement et tué par le général de David, Joab, contre l’ordre de David. Il s’ensuit une grande douleur de David. Le roi, cependant, rentre à Jérusalem, mais il doit affronter encore une révolte, celle de Shéba. Encore une fois victorieux, et à nouveau contre les Philistins, David entonne un chant de victoire.

Du 19 sept au 24 oct 2026

Chapitres : 2 S 11-16 
Commence cette semaine l’histoire de David et de Bethsabée : à l’encontre du David juste et victorieux, ici, le roi se montre pécheur et manipulateur. Il reçoit les reproches bien mérités de Nathan, sous la forme d’une fable, et se repent. Cependant, Dieu ne s’arrête pas au péché de David : de Bethsabée, il engendre un deuxième fils, Salomon, son successeur. L’histoire humaine est pourtant bien tortueuse et la parole de Dieu n’est en rien irénique : le récit avance avec le viol de Tamar par son frère Amnone, la vengeance d’Absalom, le frère de Tamar et d’Amnone. L’on pourra admirer l’habileté de la femme de Teqoa pour tenter de résoudre ces problèmes familiaux. Il n’en reste pas moins qu’Absalom finit par se révolter contre son père David, au point que David prend la fuite et se laisse maudire par Shiméï.

Du 12 au 17 oct 2026

Chapitres : 2 S 5-10 
David est reconnu roi par tout Israël et il s’installe à Jérusalem après avoir conquis cette ville. La royauté a toujours une dimension religieuse. C’est pourquoi David organise le transfert de l’Arche de l’Alliance, depuis Qiriath-Yearim où elle était arrivée en 1 S 7, jusqu’à Jérusalem. Il désire même lui bâtir une demeure digne de ce nom, mais le prophète Nathan, jouant sur la polysémie du mot « maison » qui, en hébreu comme en français, désigne le bâtiment et la descendance, lui annonce que le trône de Jérusalem sera toujours occupé par un de ses descendants. Les guerres contre les voisins reprennent, les Philistins à l’ouest, les Moabites à l’est, les Araméens au nord, les Édomites au sud – et David est partout victorieux.

Du 5 au 10 oct 2026

Chapitres : 1 S 30-31 et 2 S 1-4 
La guerre reprend contre les Amalécites, et David est victorieux. Parallèlement, Saül poursuit la guerre contre les Philistins : alors que ces trois fils sont morts au combat, Saül est grièvement blessé et il se suicide. Le deuxième livre de Samuel est la suite directe du premier livre de Samuel : il raconte le règne de David. Tout commence par une lamentation de David qui ne saurait se réjouir de la mort de Saül et de la défaite des Israélites devant les Philistins. David est installé roi à Hébron, l’un des villes de la tribu de Juda. Il lui faut cependant faire la guerre contre les fidèles de Saül, notamment son général Abner. Nonobstant la volonté de David, Abner est assassiné, ainsi qu’Ishbosheth, le dernier fils survivant de Saül.

Du 28 sept au 3 oct 2026

Chapitres : 1 S 24-29 
La partie de cache-cache entre Saül et David tourne à deux reprises à l'avantage de ce dernier. David montre qu'il est capable d'attenter à la vie de Saül, mais il ne le fait pas parce que Saül a été sacré roi. La lutte étant inégale, David finit par se réfugier chez les ennemis d'Israël, chez les Philistins, tandis que Saül désobéit à sa loi, consultant propre en une nécromancienne pour faire venir l'ombre de Samuel, mais celui-ci lui rappelle la décision de Dieu, établir David sur le trône d'Israël. L'histoire peut sembler un peu complexe, mais elle est à l'image de toute histoire humaine : les Philistins finissent par congédier David.

Du 21 au 26 sept 2026

Chapitres : 1 S 18-23 
La réussite de David entraîne la jalousie de Saül, qui fait tout pour se débarrasser de son rival, même si son propre fils, Jonathan, ne cesse d’intervenir en faveur de David. On appréciera le pittoresque du récit, la créativité de Saül, l’ingéniosité de David, la ruse de Mikal, la fille de Saül et femme de David, l’amitié de Jonathan. David finit par fuir Saül : il devient un chef de bande, tandis que Saül est pris de fureur à l’encontre des soutiens de David, tout en cherchant à tomber sur ce dernier.

Du 14 au 19 sept 2026

Chapitres : 1 S 12-17 
Saül étant installé comme roi, Samuel se retire en rappelant au peuple son péché. Jonathan, le fils de Saül, déclenche la guerre contre les Philistins et par peur, Saül offre des sacrifices, sans tenir d’abord compte de l’obéissance à Dieu. C’est cette désobéissance qui est à l’origine de son rejet : Dieu n’est pas à la disposition des hommes. L’histoire pourra sembler étonnante aux yeux de l’homme du XXIe siècle, mais mieux vaut la suivre sans trop la juger ! Le véritable péché de Saül arrive : la guerre se porte contre les Amalécites, et Saül doit vouer à l’anathème tout ce qui leur appartient, c’est-à-dire tuer leurs troupeaux. Mais le roi d’Israël préfère épargner les belles bêtes, dans un but religieux, pour les offrir en sacrifice à Dieu. Pourtant, Samuel le rappelle : le sacrifice a moins de valeur que l’obéissance à la parole de Dieu. Voilà pourquoi Saül est rejeté. Samuel est chargé de trouver un nouveau roi pour Israël, c’est David. Celui-ci se signale rapidement par son habileté, qui lui permet de vaincre le géant Goliath.

Du 7 au 12 sept 2026

Chapitre : 1 S 6-11 
La décision prise par les Philistins est exécutée : l’Arche de l’Alliance, conduite par deux vaches, se rend d’ellemême en Judée. Mais ce n’est pas immédiatement une bonne nouvelle, car Dieu ne se laisse pas non plus prendre par les Juifs : les habitants de Beth-Shemesh ont voulu satisfaire leur curiosité en regardant à l’intérieur de l’Arche, ils sont punis de mort. Bien plus tard, Samuel commence à exercer son ministère prophétique en rassemblant le peuple d’Israël, pour l’inviter à ne servir que Dieu seul. Les Israélites sont alors victorieux contre les Philistins. Toutefois, ils ne se contentent pas de Samuel, mais ils lui demandent un roi, pour être comme les autres nations. C’est un péché, car seul Dieu est le véritable roi d’Israël. Poussé par Dieu, Samuel décide de leur trouver un roi, et c’est Saül. La victoire remportée contre les Ammonites lui assure la royauté.

Du 31 août au 5 sept 2026

Chapitres : Jr 52 et 1 S 1-5 
Le dernier chapitre de Jérémie est une fresque historique en prose, qui décrit la destruction de Jérusalem et l'extermination de la famille royale, à cause de l'infidélité à Dieu et à la Loi. Mais on assiste au retour en grâce du roi Joakin (appelé ici Jékonias et petit-fils de Josias) : la dynastie davidique ne disparaît donc pas totalement et la promesse messianique, inscrite en 2 S 7, n'est finalement pas abolie. Comment resurgira-t-elle ?

Nous commençons la lecture du premier livre de Samuel, qui prend la suite du livre des Juges. Tout commence avec le récit de la naissance de Samuel, fils d’Anne, femme pourtant stérile. En action de grâce à Dieu qui lui a donné cet enfant, Anne confie son fils Samuel au prêtre Éli, qui garde, à Silo, l’Arche de l’Alliance, lieu de la présence du Seigneur depuis l’Exode. Mais les deux fils d’Éli se comportent mal, cause de l’annonce d’un châtiment. Au contraire, Samuel, lui, est juste et reçoit la parole du Seigneur : il est ainsi établi comme prophète. Le châtiment annoncé arrive : Israël est vaincu par son ennemi traditionnel, les Philistins, les fils d’Éli meurent et, surtout, l’Arche de l’Alliance est prise en butin par les Philistins. Pourtant, on ne met pas la main sur Dieu : les dieux des Philistins tombent devant l’Arche de l’Alliance, au point que les Philistins veulent se débarrasser de l’Arche.

Du 24 au 29 août 2026

Chapitres : Jr 46-51 
Après des oracles contre Juda et Jérusalem relayés par la voix de Jérémie, voici une succession d'oracles poétiques contre les nations étrangères ; ces oracles affirment la supériorité du Dieu d'Israël sur les divinités païennes. Par conséquent, Dieu agit même au-delà de la terre d'Israël. L'oracle contre l'Égypte est une manière de marquer l'opposition aux Judéens qui cherchent à s'allier à l'Égypte contre Babylone ou encore à s’y réfugier. L'oracle contre la Philistie rappelle que les Philistins étaient les ennemis jurés des rois Saül et David à la fin du XIème siècle. Dans l'oracle contre Moab, on apprend que le royaume de Moab, situé à l'est de la Mer Morte, est condamné à l’exil, comme le royaume de Juda, dans l'attente de son retour. Dans l'oracle contre les Ammonites, est présenté le même scénario : ceux-ci avaient conquis le territoire de la tribu de Gad, mais les fils d’Israël retrouveront leur territoire. D'autres oracles s'abattent contre Édom au sud de Moab, contre Damas au nord d’Ammon, contre des tribus d’Arabie et du Golfe persique : là aussi les populations sont dispersées. Babylone tient la dernière place, car elle est l'instrument utilisé par Dieu pour châtier Juda. Or Babylone elle-même succombera à son tour, après avoir renversé Jérusalem. La destruction de la cité païenne est évoquée grâce à une multiplicité d'images effrayantes. C'est Dieu qui mène le combat.

Du 17 au 22 août 2026

Chapitres : Jr 40-45 
En Jr 40-41, Jérémie, libéré par les troupes de Nabuchodonosor, décide d'aller auprès de Godolias, nommé gouverneur des villes de Juda par les Babyloniens. Godolias mène en fait la même politique que Jérémie : il exhorte les fils d'Israël à se soumettre aux Babyloniens. Baalis, roi des Ammonites, pousse Ismaël, prétendant à la royauté, à assassiner Godolias. Ismaël fuit ensuite chez les Ammonites, après avoir capturé les Judéens massés à Mispa. En Jr 42-43, Yohanane, un officier de l'armée, demande l'avis de Jérémie sur un départ éventuel vers l'Égypte. Dix jours plus tard, Jérémie donne la réponse de Dieu : il faut rester dans le pays de Juda sans craindre Nabuchodonosor, alors que le départ pour l'Égypte serait un malheur. Il est décidé pourtant de partir, ce que Jérémie considère comme un refus de la parole de Dieu. Aussi est-il est accusé de mentir et d'être un faux prophète. Il doit donc partir avec eux, accompagné de Baruch. Un oracle prononcé par le prophète concernant l'invasion de l'Égypte par Nabuchodonosor se prolonge, en Jr 44, sous la forme d'un message aux Judéens installés en Égypte. Le chapitre 45, enfin, est une parole de salut de Jérémie adressée à Baruch : c'est au disciple de poursuivre désormais la mission. Par conséquent, on suppose que la mort de Jérémie s’est produite en exil en Égypte, tandis que Baruch serait revenu à Jérusalem poursuivre sa mission.

Du 10 au 14 août 2026

Chapitres : Jr 35-39 
Après une leçon donnée par les nomades Rékabites qui, contrairement aux fils d’Israël, maintiennent fidèlement leurs traditions et leur piété religieuse, les chapitres 36-39 rapportent les épreuves de Jérémie. Ces passages datés avec précision décrivent des événements qui se situent en 605, lorsque prend fin l'empire assyrien et que les Babyloniens écrasent les Égyptiens à Karkemish et imposent leur domination sur tout le Proche-Orient. En Jr 36, le message du prophète est toujours le même : Dieu livrera Jérusalem entre des mains ennemies, si la conduite du peuple ne change pas. Jérémie exhorte Israël à la conversion, en dictant à son secrétaire Baruc des paroles de condamnation reçues de la part de Dieu, pour que celui-là les lise devant le peuple et les notables dans le temple de Jérusalem. Le message est finalement transmis au roi Joakim qui, au lieu de se convertir, lacère et brûle le texte au fil de sa lecture et qui ordonne d'arrêter le prophète et son secrétaire ; ils réussissent cependant à lui échapper et à se cacher. Le Seigneur demande alors à Jérémie de se procurer un autre rouleau, pour que Baruch y écrive les mêmes oracles associés à d'autres. Il est donc impossible de faire taire la parole de Dieu que l'on refuse d'écouter ; l’oracle se réalisera comme il a été énoncé par Dieu à son prophète : la dynastie de David touche bientôt à son terme. En Jr 37, Jérémie annonce au roi Sédécias, que le roi de Babylone reviendra victorieux. Profitant d'un moment de tranquillité, notre prophète veut se rendre dans sa ville d'Anatoth pour y recevoir son héritage (cf. Jr 32), mais il est accusé de désertion et mis en prison. En Jr 38, celui-ci exhorte à sortir de la capitale et à se rendre aux Babyloniens. Les autorités décident alors de le mettre à mort et le jettent dans une citerne. Cependant un haut fonctionnaire Royal, Ébed-Mélek, obtient de le libérer. Devant le roi Sédécias qui vient secrètement le visiter, Jérémie insiste une dernière fois sur la reddition qui seule pourra sauver le roi et sa capitale et il demeure dans la cour de garde jusqu'à la prise de la cité. Pour finir, en Jr 39, on assiste au massacre de la famille royale avec tous les notables de Jérusalem et à la destruction de la ville sainte. Le drame vécu par Jérémie prépare le drame que vivra Jésus dans sa Passion.

Du 3 au 8 août 2026

Chapitres : Jr 29-34 
La lettre aux exilés adresse un message d'espérance aux déportés résidant à Babylone : l'exil sera long, mais prendra fin un jour, selon le dessein de Dieu. Ce passage sert de charnière entre les chapitres concernant le prophète authentique de Dieu et les chapitres suivants dans lesquels le Seigneur, au cœur d’un drame en croissance, prononce une parole consolatrice. En Jr 30-31, en effet, le thème du rétablissement d'Israël est associé à celui du retour de captivité et à celui de la joie. Noter la répétition des verbes « bâtir » et « planter », comme en Jr 1,10, et de l'expression « voici venir des jours », qui se réfère au futur. Jr 31 est le témoin sublime de l'amour de Dieu pour son peuple Israël (au nord, en Éphraïm, comme au Sud, en Juda), dans une ambiance de nouvel exode et de pèlerinage à Sion inaugurant une ère de bonheur, même pour les nations païennes. Ce chapitre est aussi marqué par l'oracle de la nouvelle Alliance, qui indique une rupture avec l'Alliance scellée au Sinaï au profit d'une transformation du cœur et d'une relation personnelle immédiate avec Dieu. En Jr 32, l'anecdote de l'achat d'un champ à Anatoth à la veille de la catastrophe désormais inévitable produit un effet prophétique, comme acte admirable d'espérance dans le futur : malgré les multiples malheurs, la terre promise aux patriarches reviendra de nouveau aux Judéens. De même, Jérusalem sera un jour rétablie à son tour (Jr 33), tandis que son dernier roi, Sédécias, périra pendant la destruction de la ville (Jr 34).

Du 27 juillet au 1er août 2026

Chapitres : Jr 23-28 
Le problème qui encadre ces six chapitres est celui de l'identification du vrai prophète. Jérémie qui prédit le malheur est convaincu d'être appelé par Dieu et de proclamer sa Parole ; cependant d'autres prophètes ont la même prétention en délivrant un message contraire. Il est donc nécessaire de chercher quels sont les critères distinguant le vrai du faux prophète. En Jr 23, les faux prophètes garantissent la sécurité et la paix, mais ils sont mensongers et complices des impies, empêchent ainsi les hommes de se convertir et font oublier Dieu. Jr 26 décrit le contexte historique du discours de Jr 7 sur le Temple : deux conceptions du Temple se confrontent violemment : l'une sacralise le Temple qui est fondé sur des promesses divines, l'autre rattache sa permanence à la conduite morale du peuple ; Jérémie est alors accusé par les prêtres et les prophètes de critiquer la sainteté du Temple, il est même menacé de mort. En Jr 28, on assiste à la confrontation entre Jérémie qui prophétise le malheur et Ananie qui prophétise la paix ; pour Jérémie, celui qui proclame la paix est un vrai prophète, si sa parole se réalise vraiment ; c'est pourquoi la présomption d'Ananie, qui prétendait parler au nom de Dieu, le condamne à mourir. Entre ces trois oracles, sont intercalés trois visions : la vision des deux corbeilles de figues crée la distinction entre, d’un côté, les exilés qui sont partis à Babylone, sont restés fidèles au Seigneur et reviendront, et, de l’autre, les Judéens qui sont restés au pays, sont infidèles et périront ; la vision de la coupe de vin de la colère de Dieu prépare les oracles contre les nations placés dans les derniers chapitres du livre de Jérémie ; quant à vision des jougs, elle suggère une attitude pleine de réalisme politique : il vaut mieux se soumettre au roi de Babylone.

Du 20 au 25 juillet 2026

Chapitres : Jr 17-22 
Ces chapitres recueillent trois autres confessions. En Jr 17,14-18, le prophète, en pleine crise d'identité, demande à Dieu la malédiction sur ses ennemis. En Jr 18,18-23, Dieu semble avoir oublié la fidélité de son prophète et ne pas remarquer l'impiété des persécuteurs. En Jr 20,7-18, on atteint un sommet dramatique, quand Jérémie ne peut contenir la puissance de Dieu et la séduction de sa parole qui l’entraînent dans une vie terrible et maudite. Toutes ces confessions sont l'expression de la souffrance du prophète écrasé, en même temps qu'elles se font l'écho du désarroi et de la compassion de Dieu. Les actions prophétiques continuent également leur effet sur l'auditoire du prophète : le potier, d’abord, est l'image du créateur qui doit recommencer son ouvrage et la cruche brisée, ensuite, annonce la destruction de Jérusalem et la destinée funeste du prêtre Pashehour. Jr 21-22 énonce des oracles de malheur, soit en prose, soit en vers, contre les quatre derniers rois de la maison de Juda, successeurs de Josias, les rois Sédécias, Joakaz, Joakim et Jékonias ; il manque juste l’évocation du roi éphémère Joakin, fils de Joakim.

Du 13 au 18 juillet 2026

Chapitres : Jr 11-16 
Le début de Jr 11 est une réflexion sur l'histoire d'Israël. Les trois interventions du Seigneur en faveur de son peuple aboutissent au même constat : le peuple d'Israël n'a pas respecté les conditions du traité et a rompu l'Alliance que Dieu avait conclue avec les pères, c'est-à-dire les ancêtres qui ont connu la sortie d'Égypte et se sont révoltés dans le désert. Deux « confessions » ponctuent ces chapitres en Jr 11,18-12,6 et en Jr 15,10-21 : ce sont des lamentations individuelles prononcées à la première personne. Le prophète s'y interroge sur la postérité des méchants et donc sur le problème de la rétribution morale et de la justice divine, ainsi que sur l'imposture d'un Dieu qui n'est qu'un ruisseau trompeur et qui toutefois le conforte dans la foi et dans sa vocation. Jérémie mène par ailleurs des actions symboliques, comme celle de la ceinture pourrie, des cruches brisées ou du célibat : elles signifient le destin funeste que le peuple d'Israël risque de s'attirer par son infidélité. Au milieu de ces oracles, à l'occasion d'une grande sécheresse, une lamentation, où se mêlent la voix du prophète et celle de Dieu, invite le peuple à confesser son péché et le Seigneur à se souvenir de son Alliance.

Du 6 au 11 juillet 2026

Chapitres : Tim 5-6 et Jr 1-4 
Dieu dialogue avec son peuple, pour lui indiquer les motifs de l'invasion annoncée en Jr 4 : l'apostasie, l’idolâtrie, l'oppression des pauvres par les dirigeants, les prêtres et les prophètes. La menace de l'assaut est telle qu'il est préférable de s'enfuir ou de se préparer à une attaque violente et destructrice. À travers les ennemis, c'est le Seigneur qui s'apprête à visiter son peuple. Jr 7-8, comme un nouveau procès, rapporte un discours sur le temple de Jérusalem dénonçant les illusions religieuses, le faux culte qui permet d'expier ses péchés tout en continuant à pratiquer l'injustice, et les sacrifices païens. Les reproches faits à Israël se poursuivent et se fondent dans une lamentation et une prière de Jérémie. Noter la juxtaposition des mêmes thèmes qui se répètent jusqu'au chapitre 10.

[...]

Du 4 au 9 mai 2026

Chapitres : Ac 25-28 et Esd 1-2 
Paul demeure en prison à Césarée Maritime, où il reçoit la visite du roi juif Agrippa, occasion du troisième récit de la conversion de Paul. Ayant fait appel à l’empereur romain, Paul est transféré à Rome. Le voyage est quelque peu agité, avec un naufrage au large de Malte. Le convoi trouve enfin un bateau pour l’Italie, et Paul arrive à Rome : en résidence surveillée, il annonce l’Évangile et le récit s’achève sur cette note : la Parole n’est pas enchaînée. Le livre d’Esdras raconte le retour d’Exil, de Babylone à Jérusalem. Il s’ouvre sur l’édit de Cyrus, roi de Perse, autorisant ce retour (537 av. J.-C.) Ce n’est pas un peuple anonyme qui se met en marche, d’où le dénombrement au chapitre 2.  

Du 27 avril au 2 mai 2026

Chapitres : Ac 19-24 
D’Europe, Paul repasse en Turquie, à Éphèse, très grande ville sur la côte méditerranéenne, connue pour le culte d’Artémis (dont la statue est l’une des sept merveilles du monde). Après un nouveau 
séjour en Grèce et en Macédoine, après avoir fait ses adieux aux anciens de l’Église d’Éphèse (chapitre 20), Paul monte à Jérusalem, où il est arrêté. C’est le début de sa Passion, marquée par un discours au peuple juif, où il relate sa conversion sur la route de Damas. Les épisodes s’enchaînent et Paul est transféré à Césarée Maritime, où il est interrogé par le gouverneur romain Félix. 

Du 20 au 25 avril 2026

Chapitres : Ac 13-18 
La troisième partie du récit des Actes se concentre sur l’activité missionnaire de Paul, dont nous sommes invités à suivre les voyages. Après l’île de Chypre, il se rend au nord de la Turquie actuelle, à Antioche de Pisidie, lieu de son premier discours missionnaire. Toutefois, la persécution l’oblige à quitter cette ville et à se diriger vers le sud, à Iconium, puis à Lystres et à Derbé. L’accueil de l’Évangile par les païens entraîne cependant une difficulté majeure : faut-il circoncire les chrétiens venus du paganisme, c’est-à-dire les intégrer à Israël et les obliger à l’observance de la Loi juive ? La crise est résolue à l’assemblée de Jérusalem, qui invente la manière dont pourront vivre ensemble les chrétiens venus du paganisme et ceux venus du judaïsme. Puis Paul reprend la route de la Turquie et, à l’appel de l’Esprit Saint, passe en Europe, d’abord en Macédoine à Philippes, puis en Grèce, à Thessalonique et à Athènes, lieu de la confrontation avec les philosophes. Le voyage se poursuit à Corinthe, avec la fondation d’une communauté chrétienne. 

Lundi 1er décembre 2025 : randonnée biblique, en avant !


INTRODUCTION AUX CHAPITRES DU 1er au 7 DÉCEMBRE 2025 :
Nous entrons dans l’évangile selon saint Matthieu par une généalogie, occasion de croiser ces figures de l’Ancien Testament qui ont préparé la venue du Messie. Certains personnages nous sont familiers, d’autres moins connus. Nous pouvons remarquer la présence de quatre femmes : des prostituées ou des étrangères qui pourtant ouvrent la route au Messie. Jésus entre dans notre histoire et vient accomplir les promesses de l’Ancien Testament. Puis nous suivons les récits de l’enfance, la naissance suivie de la visite des Mages, puis la violence d’Hérode menace la vie de l’enfant. La fuite en Égypte sauvera la vie de l’enfant. Joseph, silencieux protège la sainte Famille. Nous faisons un saut de trente années pour retrouver le début de la vie publique : baptême et tentations au désert. Installons-nous paisiblement sur la montagne au bord du lac pour écouter avec les disciples le premier grand discours de Jésus (il y en aura cinq en tout dans cet évangile) qui nous révèle la Loi nouvelle.

Accueil Grand Froid - hiver 2026-2027


Le lundi 2 novembre prochain, les portes du Centre d’Hébergement d’Urgence s’ouvriront pour une nouvelle saison avec le Secours Catholique, dans les locaux de la Maison Sainte-Claire à Saint-Saturnin - l’Accueil héberge des hommes sans abri envoyés par le 115 qui trouveront dans notre centre un peu de repos pour l’hiver. 
 
Nous proposons à des bénévoles de partager quelques soirées avec les personnes accueillies, pour apporter réconfort et une autre vision des relations humaines. 
NOUS RECHERCHONS DES BÉNÉVOLES !
 
Soirée avec les résidents 

Côté matériel, le Secours Catholique est soutenu depuis de nombreuses années par des partenaires très engagés dans ce projet, côté fraternité ce sont les bénévoles qui partagent leurs soirées apportant un peu de réconfort et une autre vision des relations humaines. 
 
Alors venez rejoindre l’équipe des bénévoles de l’Accueil de Nuit Saint-Saturnin en venant un minimum d’une soirée par semaine pendant cinq semaines (au moins 3), entre le 2 novembre et le 31 mars. Un planning est alors établi en tenant compte de vos disponibilités.

Contact 

 Brigitte LACHARNAY :

Happy Spi Hour : un nouveau rendez-vous pour les antoniennes

Happy Spi Hour

Après le succès des soirées « Abbé Mousse Papa », nous sommes heureuses de lancer un nouveau rendez-vous pour les femmes : les soirées « Happy Spi Hour, l’heure joyeuse et spirituelle pour les antoniennes » !

La recette est simple : un ingrédient essentiel, le Cœur de Jésus, auquel nous ajoutons des femmes de tous âges et de tous états de vie, en quête de sens, de fraternité et de croissance spirituelle.

Un cocktail à déguster ensemble 4 à 5 fois dans l’année, selon la formule : Apéro • Topo • Louange

Première soirée : vendredi 13 novembre à partir de 20h15 

Salle du Méditorium, à Saint-Saturnin

Festival Holywins - Dimanche 1er novembre 2026


La fraternité FOI&PRIÈRE propose un temps de convivialité destiné aux enfants le dimanche 1er novembre 2026 de 14h à 17h30 sur le parvis de l’église St-Saturnin. 

Au programme : jeux, quizz bibliques, buvette et animations sur le thème de la sainteté. Tout est gratuit. 

Venez nombreux avec vos enfants et leurs amis !

Edito du 11 octobre 2026 "Le Rosaire"


Tout le monde connaît ce petit ‘instrument’ de soutien à la prière qu’on appelle le chapelet, ‘collier’ constitué de 5 séries de 10 grains, supports du Je vous salue Marie, séparées par 5 grains sur lesquels on prie, au début de la dizaine, le Notre Père et, à la fin de la dizaine, on proclame la doxologie : Gloire au Père...
Un rosaire est un grand chapelet consistant à prier l’équivalent de quatre chapelets.

Le chapelet, prière qui semble orientée vers la Vierge Marie, est définie par Jean-Paul II comme « une prière qui nous fait contempler le Christ avec Marie ».
Ainsi, l’Église invite à méditer sur chaque dizaine un ‘mystère du Christ’.

- Mystères joyeux : contempler Jésus en ses origines humaines
l’Annonciation ; la Visitation ; la Nativité ; la Présentation au Temple et le recouvrement au Temple. Il est celui qui vient en notre chair de la part du Père.

- Mystères lumineux : plonger dans le ministère de Jésus
de son baptême à la Cène où il se livre, en passant par sa présence aux Noces de Cana, sa prédication qui annonce le Royaume et sa transfiguration qui préfigure sa Résurrection.

- Mystères douloureux : nous tenir, comme Marie, ‘avec’ le Christ
dans la nuit de son agonie et nous rappeler ses souffrances : la flagellation, le couronnement d’épine et la crucifixion.

-
Mystères glorieux
qui font retentir l’ineffable Nouvelle
de sa Résurrection, de son Ascension auprès du Père, le don de l’Esprit à jamais vivifiant, ainsi que daux autres mystères, fruits de la méditation de l’Église sur la place de Marie dans notre foi : son Assomption et son couronnement.

Père Jean-Luc Abadie.

2027 : ANNÉE JUBILAIRE, SAINT-MAXIME A 100 ANS

En 2027, nous fêterons les 100 ans de notre paroisse Saint-Maxime, érigée en 1927.

Deux équipes se montent pour imaginer et préparer ce grand événement. Vous souhaitez participer aux préparatifs et à l’embellissement de notre église ? N’hésitez pas à rejoindre ces équipes !
Prenez contact avec l’EAP, le secrétariat ou envoyez un mail à

Le dimanche 29 novembre 2026, premier dimanche de la nouvelle année liturgique : messe d’ouverture du jubilé paroissial suivie d’un pèlerinage à Notre-Dame de Paris.

Retenez bien votre journée !


Abbé Mousse Papas ! Jeudi 15 octobre 2026

ABBE MOUSSE PAPAS

JEUDI 15 OCTOBRE 2026 À PARTIR DE 20H À LA MAISON PAROISSIALE DE SAINT-SATURNIN

Venez tisser des liens fraternels dans une ambiance conviviale, prendre du recul sur votre vie pro et perso, partager vos joies et vos combats. 

Le topo ? Amilcar Proença, nouveau diacre permanent, livrera son témoignage "Homme, père, diacre,... ce qui m'a permis d'avancer"

Pour qui ? Pour tous les hommes (pères, grands-pères, futurs pères…) 

Comment ? Venez les mains vides pour cet apéro dînatoire, qui sera accompagné du topo et d’un temps de prière. 

Edito du 4 octobre 2026 "Salutation des vertus de Notre-Dame"

Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde,
avec ta sœur, sainte et pure Simplicité.

Dame sainte Pauvreté, que le Seigneur te garde,
avec ta sœur, sainte Humilité.

Dame sainte Charité, que le Seigneur te garde,
avec ta sœur, sainte Obéissance.

Vous toutes, saintes Vertus, que le Seigneur vous garde,
Lui de qui vous procédez et venez.

Nul homme en ce monde, si d'abord il ne meurt,
ne peut posséder une seule d'entre vous.

Qui possède l'une et ne blesse pas les autres,
il les possède toutes.

Qui blesse l'une les blesse toutes
et n'en possède aucune.