Menu

HORAIRES LE MAXILIEN AGENDA INTENTION MESSE LE DENIER VESTI ST-MAX'
Les derniers articles...
QUELLE JOIE DE TE RENCONTRER

Dourdan : les photos !

https://www.saintmaximeantony.org/2018/06/dourdan-les-photos.html
Souvenirs joyeux de Dourdan, retrouvez ici une première sélection des photos de cette fraternelle journée paroissiale !

CLIQUEZ SUR LA PHOTO
CLIQUEZ SUR LA PHOTO

Dourdan : l'homélie

https://www.saintmaximeantony.org/2018/05/dourdan-lhomelie.html

Homélie Journée Paroissiale Dourdan – 27 mai 2018

 

Oser la rencontre


Sans rencontre, aucun de nous ne serait aujourd’hui présent dans cette église. C’est la rencontre de nos parents qui est à l’origine de notre existence. Mais avant tout, c’est la rencontre de Dieu avec notre humanité en Jésus-Christ qui nous rassemble aujourd’hui. Sans rencontre, il n’y a pas de croissance, sans rencontre, il n’y a pas de fécondité, pas de vie. Mais surtout, sans rencontre, il n’y a pas de joie.
Dans cette journée paroissiale, nous avons voulu vivre l’expérience de la joie de la rencontre. Nous avons suivi Marie et Elisabeth, dont la rencontre témoigne d’un climat de joie extraordinaire : « l’enfant a tressailli d’allégresse », « mon âme exalte le Seigneur », « mon esprit exulte »… A notre tour, nous avons osé la rencontre pour vivre la joie.

Comme Marie, a quitté Nazareth pour aller rejoindre Elisabeth dans les montagnes de Judée, la rencontre suppose un déplacement, un décentrement. Il faut accepter de sortir de son cadre, de ses habitudes. Il faut consentir à aller au-delà de nos cercles d’amis de nos propres connaissances, de faire le pari de la rencontre, de prendre le risque de la rencontre. Il est toujours plus confortable de rester avec des gens que l’on connaît, qui pensent comme nous, qui vivent comme nous, mais Jésus, dans l’Evangile nous invite au contraire à aller dans toutes les Nations, à oser la rencontre pour porter la Bonne Nouvelle du Salut. Il a lui-même consenti à prendre ce risque de venir à la rencontre de tout homme en partageant notre humanité. Rencontrer l’autre constitue le chemin nécessaire pour aller à la rencontre du Tout-Autre, du Dieu infiniment proche, mais aussi infiniment différent. Dieu se révèle et nous parle à travers nos rencontres de la vie quotidienne. Toute rencontre suppose d’être en vérité, tel que nous sommes, sans porter de masque, sans jouer un rôle, sans s’abriter derrière une fonction sans quoi il n’y a pas de rencontre possible en vérité. Chaque rencontre nous permet aussi de découvrir toujours plus qui nous sommes. Il n’est pas toujours facile de nous laisser rencontrer, de nous laisser déranger, et le Seigneur nous fera toujours signe au moment où nous ne l’avons pas prévu. Il est venu à notre rencontre comme un petit enfant dans la fragilité et la simplicité. Il s’est fait le serviteur de tous pour n’en laisser aucun. Rencontrer suppose aussi de porter un regard bienveillant, comme le Seigneur regarde chacun d’entre nous. Sortir de nos préjugés, de nos a priori, de nos images toutes faites pour vraiment découvrir l’autre dans toute sa richesse. Il est si facile de formuler des jugements, de classer les personnes selon leur origine ou leur apparence que nous risquons de passer à côté de trésors véritables. La joie de la rencontre vient aussi de notre capacité à nous émerveiller, comme Marie et Elisabeth, de considérer que l’autre porte un trésor que nous pouvons découvrir : son histoire, ses projets, ses rêves, ce qu’il espère. Il faut savoir écouter, accueillir simplement en considérant que toute personne a quelque chose à m’apporter. Si je ne suis pas capable d’écouter et de recevoir, je ne serai pas en mesure de parler, de donner, de partager. Partager la Bonne Nouvelle du Salut suppose aussi de savoir accueillir de la part de toute personne pour laquelle le Seigneur a donné sa vie. Le plus grand obstacle à la rencontre avec les autres et avec Dieu vient de notre propre orgueil.
Enfin, la rencontre nous donne envie d’aller plus loin car il faut prendre le temps de cheminer comme nous l’avons fait ce matin pour découvrir peu à peu qui est l’autre. « Marie demeura chez Elisabeth environ trois mois », nous rappelle le récit de la Visitation. Marcher ensemble est essentiel, car personne ne doit être laissé sur le bord du chemin. Dans la société, il est question de compétition et de concurrence. Dans la logique du Royaume de Dieu, tout l’enjeu consiste à vivre en communion.

Dans l’évangile, Jésus invite ses disciples à venir le rencontrer en Galilée. Ils doivent se rendre dans leur milieu de vie. Notre Galilée, c’est notre école, notre famille, notre lieu de travail, nos paroisses, le marché, les transports... Là où chaque jour, nous avons l’occasion de faire des rencontres simples de gens connus ou inconnus et vers lesquels le Seigneur nous envoie aujourd’hui.
Au moment où Jésus ressuscité retrouve ses disciples « certains eurent des doutes » nous rapporte l’Évangile. Jésus sait bien ce qu’il y a dans leur cœur, leurs limites, leurs questions, mais il ne leur reproche rien comme il a pu le faire un certain nombre de fois en les qualifiant « d’hommes de peu de foi ». Au contraire, il les envoie : « Allez ! de toutes les nations faites des disciples ». Une foi qui ne se partage pas finit par s’éteindre et le meilleur moyen d’affermir sa foi est d’en témoigner à l’occasion de nos rencontres. Nous sommes alors confrontés à d’autres questions à d’autres interrogations et qui nous conduisent à approfondir ce en quoi nous croyons. Nous ne pouvons pas nous contenter de réponses toutes faites ou de leçons apprises par cœur, il nous faut savoir chercher, questionner pour partager en vérité.
Comme pour toute rencontre, la foi ne peut se partager que si nous savons écouter. L’Évangélisation n’est autre que le partage d’une joie profonde : celle d’avoir rencontré Jésus-Christ, de se savoir aimé, sauvé et pardonné. Comme chrétien, nous portons en nous ce trésor que Jésus nous a confié et il compte sur nous pour le partager, pour aller à la rencontre de nos contemporains afin de leur permettre de découvrir cette joie profonde d’être enfant de Dieu et frère de Jésus. N’attendons pas d’avoir une foi parfaite ou une vie irréprochable pour témoigner, car c’est dans le témoignage même que notre vie se trouvera transformée et notre foi affermie.
Enfin, comme il le souligne à ses disciples, Jésus est avec eux jusqu’à la fin du monde. Il les précède dans toutes les rencontres qu’ils feront. Lorsque nous témoignons de Jésus autour de nous, Jésus est déjà venu visiter le cœur de notre interlocuteur, nous n’avons rien à craindre. Sans doute rencontrerons-nous de l’indifférence et parfois de l’hostilité ; mais aussi et surtout, nous ferons l’expérience de la joie de partager notre foi. Évangéliser, c’est vraiment faire l’expérience de la joie de la rencontre.

Après cette journée, nous allons rentrer chez nous avec la joie dans le cœur et le souvenir des rencontres que nous aurons pu vivre. A celles et ceux qui n’ont pas pu vivre cette journée, nous avons la mission de partager cette joie, non pas tant en disant : « dommage de ne pas avoir été avec nous », mais plutôt bien : « cette joie que j’ai vécue, je veux la partager avec toi pour la faire grandir et la répandre ». Confions au Seigneur nos paroisses pour que, au-delà de cette journée, chacun ose la rencontre pour partager sa foi et répandre la joie.

P. Olivier LEBOUTEUX

Document pour la mission : "Quelle joie de te rencontrer" - mai 2018

https://www.saintmaximeantony.org/2018/05/document-pour-la-mission-quelle-joie-de.html

https://drive.google.com/file/d/15xn11jbJpbhl3bZ4BWZeWyCfRVSNiHPd/view?usp=sharing
Télécharger le document en version PDF

Quelle joie de te rencontrer


Le thème retenu pour notre sortie paroissiale à Dourdan exprime l’orientation pastorale que nous souhaitons vivre en réponse à l’appel du Pape François qui invite les chrétiens à un profond renouveau missionnaire.


Dans son exhortation Apostolique « La joie de l’Évangile » (EG), il souligne que « tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais ‘’par attraction’’ » (EG 13). Notre vocation de baptisés nous invite à redécouvrir cette joie profonde d’être aimé et sauvé par Dieu et à devenir porteurs de cette joie autour de nous. La joie grandit quand elle se transmet, ainsi : « La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire. » (EG 21).
Nos paroisses sont riches de tous les engagements et toutes les bonnes volontés parmi leurs membres, et vivantes de ce désir d’agir pour le bien de tous. Tout en nous appuyant sur ce qui existe déjà, nous voulons, nous pouvons aller encore plus loin. Et pour cela, nous souhaitons décliner cette perspective missionnaire en trois temps. Tout d’abord, aucun renouveau personnel et ecclésial n’est possible sans nous laisser nous-mêmes rencontrer par le Christ. Mais cette rencontre n’a de sens que si elle se traduit par une ouverture nouvelle pour aller à la rencontre de nos frères proches ou éloignés, dans une attitude de bienveillance, de compassion et de service. De ces rencontres peut alors naître une invitation nouvelle à rencontrer le Seigneur.

Se laisser rencontrer par le Christ


Nous sommes invités à faire l’expérience de la joie d’être sauvé et aimé par Dieu.


Cette expérience est elle-même le fruit d’une rencontre avec le Christ vivant et présent dans notre vie. Nous le savons, cette rencontre n’est pas toujours une évidence, elle se vit dans la foi, la confiance et la persévérance. Si le Seigneur prend toujours l’initiative de cette rencontre, il nous invite à demeurer disponible et vigilant, à prendre les moyens de nous laisser rejoindre par la prière et la Parole de Dieu. Comme insiste le Pape : « J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclu de la joie que nous apporte le Seigneur » (EG 3) Nos paroisses doivent ainsi proposer et favoriser des espaces de rencontre avec le Seigneur : « La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration » (EG 28).
Nous risquons très vite de nous épuiser et de nous décourager si nous ne prenons pas ce temps indispensable de la prière comme le souligne encore le Saint-Père : « Sans des moments prolongés d’adoration, de rencontre priante avec la Parole, de dialogue sincère avec le Seigneur, les tâches se vident facilement de sens, nous nous affaiblissons à cause de la fatigue et des difficultés, et la ferveur s’éteint. » (EG 262). Avec les Equipes d’Animation Pastorale des paroisses de Saint-Saturnin et Saint-Maxime, nous souhaitons proposer des temps prolongés d’adoration Eucharistique et des rencontres de partage de la Parole de Dieu.

Favoriser les rencontres


La joie d’être chrétien n’a de sens que si elle est partagée.


Or, le partage suppose de rencontrer les frères que le Seigneur met sur notre route : dans notre environnement proche, notre famille, notre lieu de travail, notre ville, sans oublier notre propre communauté paroissiale, mais aussi dans le souci de rejoindre ceux qui sont isolés, les pauvres les exclus, ceux qui ne connaissent pas ou ne connaissent plus Jésus-Christ. Comme la foi ne peut se vivre seul et isolé, dès l’origine de l’Eglise les chrétiens ont choisi de vivre une vie fraternelle en se retrouvant en petites communautés. Non pas des groupes fermés de gens qui pensent la même chose, mais des lieux pour accueillir des frères et vivre concrètement la charité. Nous le savons, un chrétien isolé est un chrétien en danger ; or nous sommes marqués par un individualisme qui imprègne toute notre société et qui menace toujours notre Eglise. Une paroisse se doit d’être une « communauté de communautés » (Cf EG 28) afin que chacun puisse y trouver une « Petite Communauté Fraternelle de Foi » (PCFF) comme nous y appelait Mgr Gérard Daucourt dans ses orientations pastorales. Rencontrer l’autre suppose de savoir changer ses habitudes, d’être vigilant à ceux qui nous entourent et de savoir accueillir dans un esprit de service et de disponibilité. Ces rencontres doivent se vivre au sein même de nos paroisses qui courent toujours le risque de l’entre soi si l’on ne porte pas attention à ceux que nous ne connaissons pas. Mais nous devons aussi favoriser les rencontres autour de nous en participant à la vie locale, le voisinage, les associations, la ville… tous ceux que nous pouvons croiser simplement dans la vie quotidienne. Notre Forum paroissial au début de l’année a donné l’occasion aux différents mouvements de se rencontrer et de faire connaissance ; c’est aussi la finalité des « Dîners partagés » qui vont se poursuivre. L’accueil de nuit propose un lieu privilégié pour vivre la rencontre et tisser des liens fraternels. Il nous reste encore des chemins à explorer pour rejoindre les personnes seules et isolées, pour permettre à toute personne de se sentir véritablement accueillie et intégrée et pour aller à la rencontrer de nouvelles personnes. Le Pape souligne que « l’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps.» (EG 88)

Inviter à rencontrer le Christ


Notre joie d’être sauvé et aimé de Dieu constitue notre plus grand trésor qu’il nous faut partager pour qu’il grandisse et se déploie.



Le Christ ressuscité commande à ses disciples : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20). La mission n’est pas une option, elle constitue la nature même de l’Eglise, sa raison d’être et donc notre raison d’être comme baptisé. Le Pape Paul VI l’indiquait en 1975 : « Evangéliser est, en effet, la grâce et la vocation propre de l’Eglise, son identité la plus profonde ». Saint Paul va même jusqu’à proclamer : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » (1 Co 9, 16), non pas dans le sens qu’il serait puni de ne pas le faire, mais bien qu’il serait malheureux de ne pas transmettre cette joie du salut à tous les hommes. Le Pape François précise ainsi : « Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie » (EG 49). Cette annonce commence par la prière, elle se poursuit dans la rencontre simple et fraternelle et conduit à inviter à rencontrer le Christ dans la vie et la mission de l’Eglise. Elle suppose un regard nouveau sur notre mission de baptisé et sur le monde en cultivant un « style évangélisateur » (EG 18) car le Seigneur compte sur nous pour rejoindre nos contemporains.

Marie Mère de l’Église et modèle de la mission


Marie nous accompagne dans notre désir de porter la joie du christ autour de nous.


La première, elle s’est mise en route rapidement pour aller à la rencontre de sa cousine Élisabeth. Cette rencontre baignée de joie anticipe celle que nous sommes invités à vivre en devenant nous-mêmes porteurs de la Bonne Nouvelle pour le monde. « Au matin de la Pentecôte, elle a présidé dans la prière au début de l’évangélisation sous l’action de l’Esprit Saint : qu’elle soit l’Etoile de l’évangélisation toujours renouvelée que l’Eglise, docile au mandat de son Seigneur, doit promouvoir et accomplir, surtout en ces temps à la fois difficiles et pleins d’espoir ! » (Evangelli Nuntiandi Paul VI). Que l’Esprit de Pentecôte nous renouvelle, à la suite de Marie, dans notre joie et dans notre ferveur missionnaire.

P. Olivier LEBOUTEUX