Pour notre grand diocèse de Nanterre, le cinquième de France par la taille (1,6 millions d'habitants), ce ne sera malheureusement pas le cas en 2026. Dieu aurait-il cessé d'appeler ? Est-il plus difficile de répondre ? Quoi qu'il en soit, les entrées au séminaire sont clairsemées. Dans un avenir proche, nous le savons déjà, il y aura une alternance d'années fécondes et d'années sèches. L'alarme est en train de sonner.
Faut-il se résigner, se dire égoïstement que les vocations sont le problème des autres familles, des autres communautés ? Saisi de compassion envers les foules, parce qu'elles sont abattues comme des brebis sans berger, Jésus quant à lui ne reste pas prostré. Il nous invite à contempler les champs qui sont déjà mûrs, et surtout à prier : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
La question n'est pas de savoir si Dieu appelle, mais comment nous répondons. Au fond de notre coeur, quelle est notre demande ? Comment encourageons-nous les futurs ouvriers ? Quelle image transmettons-nous du sacerdoce et des autres vocations consacrées ? De notre prière et de notre témoignage, dépend le futur de nos communautés.
« Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, j'ai compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui », raconte Charles de Foucauld. Que cette joie extraordinaire de découvrir Dieu, de l'entendre et de répondre Oui jusqu'au bout, soit la joie de beaucoup !
Père Guillaume Leclerc.

