"Qu'ils soient un" : au moment de donner sa vie pour ses disciples, c’est ainsi que Jésus les recommande à son Père. Il va plus loin encore : « Qu’ils soient parfaits dans l’unité » (Jn 17,22-23).Qu’est-ce que cette perfection que le Christ demande pour nous ? Elle ne consiste pas à être trouvés d’emblée sans défauts, puisque nous ne sommes pas justes par nous-mêmes. Être parfait, dans l’Évangile, c’est être abouti, accompli, être allé au bout du chemin : c’est avoir aimé jusqu’au bout, en suivant le Christ à travers les obstacles.
Les obstacles à l’unité des chrétiens, nous le savons, sont réels. Les nier ou les minimiser d’ailleurs, même avec de bonnes intentions, ne servirait pas forcément la cause de l’unité. Le risque serait en effet de ne pas écouter vraiment les préoccupations de nos frères séparés, de ne pas tenir compte des différences. Le risque serait aussi de délaisser la vérité. Or, il ne peut y avoir de communion authentique sans elle.
Ce qui nous rapproche, pourtant, est bien plus fort que ce qui nous sépare. Notre unité initiale est un don du Père, assuré par l’offrande du Fils, et répandu dans l’unique Esprit. Notre foi dans la résurrection, notre baptême, notre respect de la Parole de Dieu sont partagés. Tous, à partir de là, nous sommes invités à entendre l’appel de saint Paul : « Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes » (Ph 2,3). Cela ne signifie pas, bien sûr, donner raison à toutes les contradictions, mais chercher ce que les autres vivent de plus élevé. Le trésor de la foi, que nous gardons précieusement, peut encore être enrichi.
Chez les Protestants, comment ne pas admirer, en particulier, le zèle pour l’Écriture Sainte et les merveilles musicales qu’il a suscitées ? Chers les Orthodoxes, comment ne pas être interpellé par l’amour de la sagesse reçue des premiers chrétiens ? Comment rester insensible à la quête de la beauté divine, vécue à travers l’art des icônes et la prière des saints ? Toutes ces choses peuvent nous parler de différentes manières. Elles nous en rappellent en tout cas une plus grande : notre cœur n’est pas fait pour s’ouvrir seulement à certains, mais pour s’élargir à tous, pour être rendu parfait dans la charité.
Ce qui nous rapproche, pourtant, est bien plus fort que ce qui nous sépare. Notre unité initiale est un don du Père, assuré par l’offrande du Fils, et répandu dans l’unique Esprit. Notre foi dans la résurrection, notre baptême, notre respect de la Parole de Dieu sont partagés. Tous, à partir de là, nous sommes invités à entendre l’appel de saint Paul : « Ayez assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à vous-mêmes » (Ph 2,3). Cela ne signifie pas, bien sûr, donner raison à toutes les contradictions, mais chercher ce que les autres vivent de plus élevé. Le trésor de la foi, que nous gardons précieusement, peut encore être enrichi.
Chez les Protestants, comment ne pas admirer, en particulier, le zèle pour l’Écriture Sainte et les merveilles musicales qu’il a suscitées ? Chers les Orthodoxes, comment ne pas être interpellé par l’amour de la sagesse reçue des premiers chrétiens ? Comment rester insensible à la quête de la beauté divine, vécue à travers l’art des icônes et la prière des saints ? Toutes ces choses peuvent nous parler de différentes manières. Elles nous en rappellent en tout cas une plus grande : notre cœur n’est pas fait pour s’ouvrir seulement à certains, mais pour s’élargir à tous, pour être rendu parfait dans la charité.
Père Guillaume Leclerc.

