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EDITO : la lumière de Bethléem

https://www.saintmaximeantony.org/2018/12/edito-la-lumiere-de-bethleem.html
Ce dimanche, à l’issue de la messe vespérale à St-Saturnin, une lumière venant de Bethléem sera donnée : lumière symbole de paix qui, pour l’être vraiment, devra être partagée par ceux qui l’auront reçue à tous ceux qu’ils rencontreront. Ce geste d’accueil et de partage de la lumière avec ceux qui sont loin comme avec ceux qui sont proches de l’Église, veut exprimer et réaliser ce désir commun de paix qui habite le cœur de tout homme, et qui ne peut prendre forme que lorsque l’on accepte de se faire proche les uns des autres, au point de reconnaître que l’on vit tous sous la même lumière. Cette lumière nous rappelle que la paix est à demander profondément, inlassablement dans la prière, car elle est d’abord un don de Dieu.

Pour briller dans le monde, Jésus, la Véritable Lumière de Bethléem, a voulu entrer dans l’histoire en étant accueilli dans une communauté naturelle constituée : la famille. C’est par cette communauté que le Seigneur a voulu en premier faire régner la paix dans le monde. Nous le savons en effet, « dans une saine vie familiale, on fait l’expérience de certaines composantes fondamentales de la paix : la justice et l’amour entre frères et sœurs, la fonction d’autorité manifestée par les parents, le service affectueux envers les membres les plus faibles, […] l’aide mutuelle devant les nécessités de la vie, la disponibilité à accueillir l’autre et si nécessaire à lui pardonner. » (Benoit XVI). La famille devient ainsi école irremplaçable de la paix et toute violence en elle apparaît intolérable. Cette famille qui naît du oui d’un homme et du oui d’une femme, doit pour grandir, se construire dans le oui, l’accord généreux, que donne chacun de ses membres.

Que cette lumière accueillie dans nos familles ravive ce oui, qu’elle le ravive également à l’égard de tous ceux avec qui nous formons la famille humaine à cause de Jésus, à cause de Dieu le Père. Il est nécessaire que nous prenions conscience de ce oui à donner, ce oui à la vocation que Dieu a inscrite dans notre commune nature. Nous ne vivons pas les uns à côté des autres par hasard et nous parcourons tous un même chemin comme hommes et femmes, frères et sœurs. Qu’à l’accueil de cette lumière, chacun, seul et en famille, s’engage à vivre dans une attitude de responsabilité devant Dieu, reconnaissant en Lui la source de son existence et de celle de son frère. Appuyés sur ce fondement, faisons que notre société ne soit pas un simple conglomérat de voisins, mais une communauté de frères et sœurs appelés à former, concrètement et en Dieu, une grande famille.

Père Ambroise RICHÉ