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Document pour la mission : "Quelle joie de te rencontrer" - mai 2018

https://www.saintmaximeantony.org/2018/05/document-pour-la-mission-quelle-joie-de.html

https://drive.google.com/file/d/15xn11jbJpbhl3bZ4BWZeWyCfRVSNiHPd/view?usp=sharing
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Quelle joie de te rencontrer


Le thème retenu pour notre sortie paroissiale à Dourdan exprime l’orientation pastorale que nous souhaitons vivre en réponse à l’appel du Pape François qui invite les chrétiens à un profond renouveau missionnaire.


Dans son exhortation Apostolique « La joie de l’Évangile » (EG), il souligne que « tous ont le droit de recevoir l’Évangile. Les chrétiens ont le devoir de l’annoncer sans exclure personne, non pas comme quelqu’un qui impose un nouveau devoir, mais bien comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable. L’Église ne grandit pas par prosélytisme mais ‘’par attraction’’ » (EG 13). Notre vocation de baptisés nous invite à redécouvrir cette joie profonde d’être aimé et sauvé par Dieu et à devenir porteurs de cette joie autour de nous. La joie grandit quand elle se transmet, ainsi : « La joie de l’Évangile qui remplit la vie de la communauté des disciples est une joie missionnaire. » (EG 21).
Nos paroisses sont riches de tous les engagements et toutes les bonnes volontés parmi leurs membres, et vivantes de ce désir d’agir pour le bien de tous. Tout en nous appuyant sur ce qui existe déjà, nous voulons, nous pouvons aller encore plus loin. Et pour cela, nous souhaitons décliner cette perspective missionnaire en trois temps. Tout d’abord, aucun renouveau personnel et ecclésial n’est possible sans nous laisser nous-mêmes rencontrer par le Christ. Mais cette rencontre n’a de sens que si elle se traduit par une ouverture nouvelle pour aller à la rencontre de nos frères proches ou éloignés, dans une attitude de bienveillance, de compassion et de service. De ces rencontres peut alors naître une invitation nouvelle à rencontrer le Seigneur.

Se laisser rencontrer par le Christ


Nous sommes invités à faire l’expérience de la joie d’être sauvé et aimé par Dieu.


Cette expérience est elle-même le fruit d’une rencontre avec le Christ vivant et présent dans notre vie. Nous le savons, cette rencontre n’est pas toujours une évidence, elle se vit dans la foi, la confiance et la persévérance. Si le Seigneur prend toujours l’initiative de cette rencontre, il nous invite à demeurer disponible et vigilant, à prendre les moyens de nous laisser rejoindre par la prière et la Parole de Dieu. Comme insiste le Pape : « J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclu de la joie que nous apporte le Seigneur » (EG 3) Nos paroisses doivent ainsi proposer et favoriser des espaces de rencontre avec le Seigneur : « La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration » (EG 28).
Nous risquons très vite de nous épuiser et de nous décourager si nous ne prenons pas ce temps indispensable de la prière comme le souligne encore le Saint-Père : « Sans des moments prolongés d’adoration, de rencontre priante avec la Parole, de dialogue sincère avec le Seigneur, les tâches se vident facilement de sens, nous nous affaiblissons à cause de la fatigue et des difficultés, et la ferveur s’éteint. » (EG 262). Avec les Equipes d’Animation Pastorale des paroisses de Saint-Saturnin et Saint-Maxime, nous souhaitons proposer des temps prolongés d’adoration Eucharistique et des rencontres de partage de la Parole de Dieu.

Favoriser les rencontres


La joie d’être chrétien n’a de sens que si elle est partagée.


Or, le partage suppose de rencontrer les frères que le Seigneur met sur notre route : dans notre environnement proche, notre famille, notre lieu de travail, notre ville, sans oublier notre propre communauté paroissiale, mais aussi dans le souci de rejoindre ceux qui sont isolés, les pauvres les exclus, ceux qui ne connaissent pas ou ne connaissent plus Jésus-Christ. Comme la foi ne peut se vivre seul et isolé, dès l’origine de l’Eglise les chrétiens ont choisi de vivre une vie fraternelle en se retrouvant en petites communautés. Non pas des groupes fermés de gens qui pensent la même chose, mais des lieux pour accueillir des frères et vivre concrètement la charité. Nous le savons, un chrétien isolé est un chrétien en danger ; or nous sommes marqués par un individualisme qui imprègne toute notre société et qui menace toujours notre Eglise. Une paroisse se doit d’être une « communauté de communautés » (Cf EG 28) afin que chacun puisse y trouver une « Petite Communauté Fraternelle de Foi » (PCFF) comme nous y appelait Mgr Gérard Daucourt dans ses orientations pastorales. Rencontrer l’autre suppose de savoir changer ses habitudes, d’être vigilant à ceux qui nous entourent et de savoir accueillir dans un esprit de service et de disponibilité. Ces rencontres doivent se vivre au sein même de nos paroisses qui courent toujours le risque de l’entre soi si l’on ne porte pas attention à ceux que nous ne connaissons pas. Mais nous devons aussi favoriser les rencontres autour de nous en participant à la vie locale, le voisinage, les associations, la ville… tous ceux que nous pouvons croiser simplement dans la vie quotidienne. Notre Forum paroissial au début de l’année a donné l’occasion aux différents mouvements de se rencontrer et de faire connaissance ; c’est aussi la finalité des « Dîners partagés » qui vont se poursuivre. L’accueil de nuit propose un lieu privilégié pour vivre la rencontre et tisser des liens fraternels. Il nous reste encore des chemins à explorer pour rejoindre les personnes seules et isolées, pour permettre à toute personne de se sentir véritablement accueillie et intégrée et pour aller à la rencontrer de nouvelles personnes. Le Pape souligne que « l’Évangile nous invite toujours à courir le risque de la rencontre avec le visage de l’autre, avec sa présence physique qui interpelle, avec sa souffrance et ses demandes, avec sa joie contagieuse dans un constant corps à corps.» (EG 88)

Inviter à rencontrer le Christ


Notre joie d’être sauvé et aimé de Dieu constitue notre plus grand trésor qu’il nous faut partager pour qu’il grandisse et se déploie.



Le Christ ressuscité commande à ses disciples : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20). La mission n’est pas une option, elle constitue la nature même de l’Eglise, sa raison d’être et donc notre raison d’être comme baptisé. Le Pape Paul VI l’indiquait en 1975 : « Evangéliser est, en effet, la grâce et la vocation propre de l’Eglise, son identité la plus profonde ». Saint Paul va même jusqu’à proclamer : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile » (1 Co 9, 16), non pas dans le sens qu’il serait puni de ne pas le faire, mais bien qu’il serait malheureux de ne pas transmettre cette joie du salut à tous les hommes. Le Pape François précise ainsi : « Si quelque chose doit saintement nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie » (EG 49). Cette annonce commence par la prière, elle se poursuit dans la rencontre simple et fraternelle et conduit à inviter à rencontrer le Christ dans la vie et la mission de l’Eglise. Elle suppose un regard nouveau sur notre mission de baptisé et sur le monde en cultivant un « style évangélisateur » (EG 18) car le Seigneur compte sur nous pour rejoindre nos contemporains.

Marie Mère de l’Église et modèle de la mission


Marie nous accompagne dans notre désir de porter la joie du christ autour de nous.


La première, elle s’est mise en route rapidement pour aller à la rencontre de sa cousine Élisabeth. Cette rencontre baignée de joie anticipe celle que nous sommes invités à vivre en devenant nous-mêmes porteurs de la Bonne Nouvelle pour le monde. « Au matin de la Pentecôte, elle a présidé dans la prière au début de l’évangélisation sous l’action de l’Esprit Saint : qu’elle soit l’Etoile de l’évangélisation toujours renouvelée que l’Eglise, docile au mandat de son Seigneur, doit promouvoir et accomplir, surtout en ces temps à la fois difficiles et pleins d’espoir ! » (Evangelli Nuntiandi Paul VI). Que l’Esprit de Pentecôte nous renouvelle, à la suite de Marie, dans notre joie et dans notre ferveur missionnaire.

P. Olivier LEBOUTEUX