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UN ÉTÉ AVEC SAINT PAUL ET SAINT PIERRE

Pour continuer de cheminer ensemble, nous vous proposons un parcours spirituel estival par mail. Du 3 juillet au 21 août inclus, un mail sera envoyé chaque lundi pour nous accompagner dans la semaine en compagnie de saint Paul et saint Pierre.
Ce mail est composé d’une lecture du dimanche à venir, d’un verset mis en avant, d’un commentaire du Père Olivier Lebouteux et d’une invitation pour la semaine. Il est illustré d'une icône et se termine par une proposition de texte du Pape Benoît XVI en lien avec les saints Paul et Pierre. 

Comment s’inscrire ? Si vous recevez déjà La Lettre d'Informations Paroissiales, vous recevrez ce parcours. Sinon, nous vous invitons à vous y abonner en bas de page d'accueil du site paroissial.

N’hésitez pas à proposer à votre entourage et à vos amis de s’abonner à La Lettre. Vous retrouverez aussi sur le site chaque édition envoyée à la rubrique Adultes -> Formation.

Nous vous souhaitons un bel été avec saint Paul et saint Pierre !

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* Lundi 21 août, préparons le vingtième-et-unième dimanche du Temps Ordinaire

« Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! » (Rm 11, 33)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 9, 33-36)
Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables !
Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier, et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Au terme d’une longue méditation sur ce qui lui tient le plus à cœur, à savoir le mystère d’Israël, Paul achève son argumentation par une louange à la grandeur de Dieu. Il s’ouvre à l’infini, il exprime une admiration devant ce qui le dépasse. Sa méditation sur le dessein de Dieu pour les hommes l’ouvre sur un mystère qu’il accepte de ne pas pleinement saisir.
Au début de sa réflexion sur le rapport entre Israël et les Nations, Paul avouait une souffrance qui avait du mal à s’exprimer et il termine sa méditation sur ce qui le dépasse et ne peut plus trouver véritablement à s’exprimer. Il est passé d’une souffrance à une contemplation. Il aura beau explorer l’Écriture et la pensée dans tous les sens, il reconnaît que les projets du Seigneur nous dépassent, y participer avec tout notre être suppose une confiance totale qui accepte d’avancer sans tout maîtriser.
Car le projet de Dieu, dans sa « science » et dans sa « sagesse » dépasse tout ce que l’homme peut concevoir et analyser. La louange nous ouvre à l’infini, elle exprime simplement la grandeur de Dieu et de ses œuvres pour nous. Elle ne cherche ni à tout comprendre, ni à tout maîtriser, mais entre simplement dans une confiance totale en ce Dieu qui nous a créé et qui nous libère. La louange nous décentre de nous-mêmes et nous invite à reconnaître la présence de Dieu en toute chose.
La louange est une invitation à la joie.

Invitation pour la semaine 
 "En contemplons l’œuvre de Dieu dans la Création, prenons le temps de la louange. " 

« Saint Paul s'était donné à l'Evangile avec toute son existence ; nous pourrions dire vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Et il accomplissait son ministère avec fidélité et avec joie, "pour en sauver à tout prix quelques-uns". »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 10 septembre 2008
L'apostolat de saint Paul

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* Lundi 14 août, préparons le vingtième dimanche du Temps Ordinaire

« Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance.» (Rm 11, 29)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 9, 13-15, 29-32)
Frères, je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère, mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns. Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts ! Les dons gratuits de Dieu et son appel sont sans repentance. Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu, et maintenant, par suite de leur refus de croire, vous avez obtenu miséricorde ; de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire, par suite de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi. Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Si nous sommes aujourd’hui croyants, peut-être ne l’avons-nous pas toujours été, et nous ne pouvons le demeurer que par la grâce de Dieu.
Dieu prend l’initiative de manière mystérieuse et gratuite. Pourquoi telle personne plutôt que telle autre ? Pourquoi certains découvrent-ils la foi qui transforme leur vie alors que d’autres semblent passer à côté toute leur vie ?
Cette gratuité nous déroute bien souvent dans la mesure où elle ne tient pas compte des mérites de chacun. De même, un don gratuit n’attend rien en retour, le Seigneur nous aime autant quoique nous fassions. Mais lorsque Dieu choisit et appelle, c’est toujours en vue du bien de tous. Personne n’est appelé pour lui-même, mais pour rayonner ce don autour de lui. Déjà Abraham, notre père dans la foi reçut la bénédiction de Dieu pour être source de bénédiction pour toutes les nations.
Le Seigneur aime aussi passer par les autres pour nous donner ses bienfaits. Ces dons que nous avons reçus de Dieu, nous n’en prenons pas toujours la mesure de ce qu’ils représentent et de la responsabilité qu’ils nous donnent. La foi reçue est destinée à être proclamée, les biens matériels et spirituels doivent être partagés. Certes, Dieu nous laisse pleinement libres dans l’utilisation que nous faisons de ses dons. Ce qu’il nous a donné, Il ne le reprend pas.
Mais plus les dons de Dieu sont partagés, plus ils se déploient en nous et sont source de vie et de joie.

Invitation pour la semaine 
 "La foi est un don de Dieu à partager autour de nous, sachons saisir les occasions de la répandre. " 

« Paul sait que dans le double amour de Dieu et du prochain est présente et s'accomplit toute la Loi. Ainsi dans la communion avec le Christ, dans la foi qui crée la charité, toute la Loi est réalisée. Nous devenons justes en entrant en communion avec le Christ qui est l'amour. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 19 novembre 2008
La doctrine de la justification chez saint Paul

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* Lundi 7 août, préparons le dix-neuvième dimanche du Temps Ordinaire

« Ils sont en effet Israélites, ils ont l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni pour les siècles. Amen. » (Rm 9, 4-5)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 9, 1-5)
Frères, c’est la vérité que je dis dans le Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage dans l’Esprit Saint : j’ai dans le cœur une grande tristesse, une douleur incessante. Moi-même, pour les Juifs, mes frères de race, je souhaiterais être anathème, séparé du Christ : ils sont en effet Israélites, ils ont l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu ; ils ont les patriarches, et c’est de leur race que le Christ est né, lui qui est au-dessus de tout, Dieu béni pour les siècles. Amen.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
La présentation de Paul indique les privilèges des Juifs au regard du Salut. Son énumération comprend sept éléments, signe d’une totalité, pour finir par l’évocation du Christ qui récapitule et accomplit en sa personne tous les dons reçus. Il est à noter l’importance donnée par la généalogie : « fils d’Israël », « adoption » et « les patriarches » qui évoquent les ancêtres communs pour finir sur la naissance du Christ. Cette identité juive est le fruit d’un héritage, promis par la naissance et la fidélité à l’Alliance. Question encore d’actualité dans un contexte où l’appartenance à une religion est bien souvent liée à la naissance, et reçue comme un héritage dans lequel tous les critères sont donnés pour être convaincus de vivre une juste relation à Dieu. Paul lui-même, s’il n’avait rencontré le Christ dans une expérience déterminante serait un Pharisien zélé. Tout discours sur la foi suppose de considérer ce que nous sommes et ce que nous avons reçu ; un dialogue interreligieux fructueux suppose des croyants d’autant plus ouverts au dialogue qu’ils seront eux-mêmes enracinés dans leur propre religion. Nous sommes invités à prendre conscience du trésor inestimable de l’Eglise, de la richesse de sa Tradition, de la vie qu’elle nous communique par les sacrements, de la Parole que le Seigneur nous adresse en son sein. Elle est le mystère du Christ vivant et agissant dans l’histoire des hommes. Elle est signe et instrument de l’unité du genre humain.

Invitation pour la semaine 
 "Prenons un temps pour faire mémoire et rendre grâce pour les dons que Dieu nous communique par son Église. " 

« Notre foi ne naît pas d'un mythe, ni d'une idée, mais bien de la rencontre avec le Ressuscité, dans la vie de l’Église. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 24 septembre 2008
Les relations entre saint Paul et les apôtres

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* Lundi 31 juillet, préparons le dix-huitième dimanche du Temps Ordinaire

« Et ainsi se confirme pour nous la parole prophétique ; vous faites bien de fixer votre attention sur elle, comme sur une lampe brillant dans un lieu obscur. » (2 P 1, 19)

Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre Apôtre (2P 1, 16-19)
Bien-aimés, ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur. Car il a reçu de Dieu le Père l’honneur et la gloire quand, depuis la Gloire magnifique, lui parvint une voix qui disait : Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte. Et ainsi se confirme pour nous la parole prophétique ; vous faites bien de fixer votre attention sur elle, comme sur une lampe brillant dans un lieu obscur jusqu’à ce que paraisse le jour et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Dans l’épisode de la Transfiguration, nous avons l’illustration de l’accomplissement des Ecritures dans la personne de Jésus-Christ. Moïse et Elie expriment en effet la « Loi et les Prophètes », c’est-à-dire toute l’Ecriture qui rend témoignage au Christ. La mort et la résurrection de Jésus, anticipée au jour de la Transfiguration illumine non seulement la Bible entière, mais toute l’histoire de l’humanité. L’événement pascal dévoile le sens de toute chose. Voilà pourquoi l’apôtre nous invite à fixer notre attention sur cette parole prophétique contenue dans l’Ecriture, car elle vient éclairer en profondeur toute notre existence humaine. L’expression que Pierre utilise pour inviter à être attentif à l’Ecriture est traduit par « fixer son attention », ce qui peut aussi signifier « prendre au sérieux », ainsi que le souligne la lettre aux Hébreux : « Nous devons prendre plus au sérieux le message entendu, si nous ne voulons pas aller à la dérive. » (He 2, 1) La lecture attentive de la Bible nécessite toute notre attention non pas d’abord pour l’interpréter, mais pour recevoir son message et le laisser nous imprégner. Une telle lecture réclame de la fidélité, de la disponibilité et de l’attention. Cet exercice conduit à la prière dans la mesure où l’Ecriture ainsi reçue vient rencontrer et féconder notre expérience. Nous devons prendre le temps chaque jour de laisser travailler l’Ecriture en nous à la manière d’une semence qui germe peu à peu. Si nous savons ainsi fixer notre attention et prendre au sérieux ce que nous lisons, le Christ lui-même nous ouvrira à l’Intelligence des Ecritures capable de nous guider comme une lampe sur notre route obscure.

Invitation pour la semaine 
 "Prenons chaque jour le temps de fixer notre attention sur la Parole de Dieu. " 

« « Le Christ est la récapitulation de toutes les choses, il résume toutes choses et nous guide vers Dieu. Et ainsi il nous implique dans un mouvement de descente et de montée, en nous invitant à participer à son humilité. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 22 octobre 2008
Le christocentrisme de saint Paul

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* Lundi 24 juillet, préparons le dix-septième dimanche du Temps Ordinaire

« Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien. » (Rm 8, 28)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 28-30)
Frères, nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour. Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
L’horizon de toute vie humaine, c’est l’amour de Dieu. Avant tout l’amour que Dieu a pour nous mais aussi celui qui nous avons pour Lui. Toute notre vie trouve alors son sens ultime et véritable. C’est pourquoi Paul peut dire que « tout » contribue au bien dans la perspective de cet amour. Cette affirmation est une invitation à considérer les événements de notre vie sous un regard nouveau. Si tout ce qui arrive contribue au bien, alors les épreuves elles-mêmes ont une signification, même si celle-ci m’échappe sur le moment. Mais cela signifie également qu’il n’y a pas d’événement insignifiant : la moindre rencontre, ou même le plus petit contretemps peut nous conduire vers un plus grand bien. Tout dans notre vie est orienté vers cet amour. La vocation de tout être humain, la raison même de sa présence sur cette terre trouve sa source et sa finalité dans cet amour de Dieu pour le monde qu’il a manifesté en son Fils. Chaque homme est connu par avance, aucun n’est sur cette terre « par hasard », mais bien pour participer au dessein de Dieu. Cela ne signifie pas que tout est écrit d’avance comme si nous étions de toute façon prédestinés. Notre liberté reste totale, mais elle ne trouve toute sa mesure que dans son orientation vers Dieu. C’est la raison pour laquelle tout homme est appelé. Un appel suppose de venir solliciter une liberté, un appel attend une réponse. L’homme est libre de répondre ou non à cet appel de Dieu à travers toutes ses actions.

Invitation pour la semaine 
 "Soyons attentifs aux appels que le Seigneur nous adresse à travers les rencontres et les évènements qui nous arrivent." 

« Pour saint Paul, la Croix a un primat fondamental dans l'histoire de l'humanité ; elle représente le point central de sa théologie, car dire Croix signifie dire salut comme grâce donnée à chaque créature. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 29 octobre 2008
La théologie de la Croix dans la christologie de saint Paul

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* Lundi 17 juillet, préparons le seizième dimanche du Temps Ordinaire

« L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. » (Rm 8, 26)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 26-27)
Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Si l’Esprit vient à notre secours, c’est que nous n’avons pas en nous les moyens suffisants pour prier. C’est pourquoi l’Esprit joue le rôle d’intercesseur, il se met à notre portée pour nous élever vers Dieu, pour nous permettre de nous adresser à lui, car il s’agit bien de cela dans la prière, le Seigneur nous donne accès à lui. Notre faiblesse se révèle être la porte d’entrée de l’Esprit Saint en nous. Dans son intervention, l’Esprit gémit avec nous. Il vient participer à la condition de l’homme dans sa faiblesse Ce gémissement est aussi le signe d’une souffrance car il est le signe d’un manque, d’un vide, d’une attente. Ce gémissement est inexprimable : il n’y a pas de mots. La prière est au-delà des mots, comme la souffrance ou la grande joie qui ne peuvent s’exprimer avec des mots, mais par des « gémissement inexprimables ». La prière dans l’Esprit est d’abord l’aveu de sa faiblesse comme expression du désir de Dieu. Dieu voit le fond des cœurs : c’est à ce niveau que se situe la prière, comme un « cœur à cœur » avec Dieu. L’Esprit intervient au plus profond de l’être, là où l’homme est en vérité, là où il ne peut se cacher, là aussi où il découvre tout à la fois sa pauvreté et son infinie dignité. Le rôle de l’Esprit, en agissant au plus profond de la personne humaine consiste justement à le tourner vers Dieu, à « ajuster » la volonté humaine à la volonté de Dieu. Consentir à l’action de l’Esprit c’est vouloir ce que Dieu veut.

Invitation pour la semaine 
 "Dans l’Esprit Saint, faisons de nos gémissements une prière qui monte vers le Seigneur." 

« Nous pouvons toucher le cœur du Christ et sentir qu'il touche le nôtre. C'est seulement dans cette relation personnelle avec le Christ, seulement dans cette rencontre avec le Ressuscité que nous devenons réellement chrétiens. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 3 septembre 2008
La conversion de saint Paul

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* Lundi 10 juillet, préparons le quinzième dimanche du Temps Ordinaire

« La création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.» (Rm 8, 22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)
Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
La souffrance est passagère, mais la gloire éternelle. Le « temps présent » demeure toutefois la seule dimension ou nous pouvons rencontrer Dieu. L’instant nous ramène à la réalité, à notre condition humaine, à notre finitude. Ce corps qui souffre est appelé à la gloire. Notre corps nous enracine dans le temps présent car si l’esprit peut « s’évader » dans le passé ou l’avenir, le corps nous plonge dans l’instant. Notre corps nous rend aussi profondément solidaires de la création : le récit de la Genèse illustre bien cette dimension de l’homme ; Gn 2, 7 : « Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant. » L’homme est la seule créature appelée à « faire passer toute la création » vers la gloire nouvelle. Profondément solidaire de la création, l’homme en est aussi pleinement responsable. Il en résulte que le péché de l’homme se manifeste dans toute la création : a des conséquences « cosmiques ». Cette relation entre le péché et la dégradation de la création a été soulignée par Benoît XVI : « Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands. C’est pourquoi, les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu, dans lequel tous peuvent vivre, mais sont asservis par les puissances de l’exploitation et de la destruction. » L’écologie n’est pas d’abord une question de législation, mais de conversion !

Invitation pour la semaine 
 "Veillons à prendre soin de la Création pour accomplir notre vocation humaine et chrétienne" 

« Telle est la joyeuse annonce de la foi: il n'y a qu'une source bonne, le Créateur. Et par conséquent, vivre est un bien, c'est une bonne chose d'être un homme, une femme, la vie est bonne. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 3 décembre 2008
Les relations entre Adam et le Christ et la doctrine de saint Paul

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* Lundi 3 juillet, préparons le quatorzième dimanche du Temps Ordinaire

« Vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit » (Rm 8, 9) 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 9.11-13)
Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Saint Paul désigne par « emprise de la chair » notre humanité, avec sa lourdeur, sa routine, et sa lassitude. Cette chair qui est vouée à la destruction nous rend aussi profondément solidaire de toute l’humanité. La chair est le lieu du plaisir, mais aussi de la souffrance … La question pour le croyant n’est plus vivre ou mourir, mais bien plutôt de vivre sous l’emprise de l’Esprit ou de la chair. La logique de la chair, c’est la mort. C’est la seule certitude que tout être humain partage en ce monde. Mais nous vivons tous sous cette emprise que nous n’avons pas choisie, de même que nous n’avons pas choisi de naître et encore moins de mourir. L’Esprit ouvre toutefois un chemin nouveau : ce que l’homme ne peut réaliser, l’Esprit de Dieu qui habite en lui peut le réaliser. Mais il y a une condition : faire mourir ce que saint Paul désigne par « les désordres de l’homme pécheur » (les pratiques du corps). Ceci suppose un choix libre, et donc l’exercice de notre volonté pour accueillir cet Esprit et consentir à son action, car c’est « l’Esprit » qui fait mourir ces désordres. La vie selon la chair ou selon l’Esprit se manifeste par les fruits qu’elle porte. Redécouvrons le fruit de l’Esprit pour discerner dans notre vie comment le faire grandir :  « Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n'y a pas de loi. » (Ga 5, 22-23) 

Invitation pour la semaine 
 "Cet été, laissons-nous conduire par l’Esprit" 

« Dans la prière, plus que dans les autres dimensions de notre existence, nous faisons l’expérience de notre faiblesse, de notre pauvreté, de notre condition de créatures, car nous sommes placés face à la toute-puissance et à la transcendance de Dieu. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 16 mai 2012 
La prière dans les Lettres de saint Paul, l’apôtre des nations