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UN ÉTÉ AVEC SAINT PAUL ET SAINT PIERRE

Pour continuer de cheminer ensemble, nous vous proposons un parcours spirituel estival par mail. Du 3 juillet au 21 août inclus, un mail sera envoyé chaque lundi pour nous accompagner dans la semaine en compagnie de saint Paul et saint Pierre.
Ce mail est composé d’une lecture du dimanche à venir, d’un verset mis en avant, d’un commentaire du Père Olivier Lebouteux et d’une invitation pour la semaine. Il est illustré d'une icône et se termine par une proposition de texte du Pape Benoît XVI en lien avec les saints Paul et Pierre. 

Comment s’inscrire ? Si vous recevez déjà La Lettre d'Informations Paroissiales, vous recevrez ce parcours. Sinon, nous vous invitons à vous y abonner en bas de page d'accueil du site paroissial.

N’hésitez pas à proposer à votre entourage et à vos amis de s’abonner à La Lettre. Vous retrouverez aussi sur le site chaque édition envoyée à la rubrique Adultes -> Formation.

Nous vous souhaitons un bel été avec saint Paul et saint Pierre !

* Lundi 17 juillet, préparons le seizième dimanche du Temps Ordinaire

« L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. » (Rm 8, 26)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 26-27)
Frères, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Si l’Esprit vient à notre secours, c’est que nous n’avons pas en nous les moyens suffisants pour prier. C’est pourquoi l’Esprit joue le rôle d’intercesseur, il se met à notre portée pour nous élever vers Dieu, pour nous permettre de nous adresser à lui, car il s’agit bien de cela dans la prière, le Seigneur nous donne accès à lui. Notre faiblesse se révèle être la porte d’entrée de l’Esprit Saint en nous. Dans son intervention, l’Esprit gémit avec nous. Il vient participer à la condition de l’homme dans sa faiblesse Ce gémissement est aussi le signe d’une souffrance car il est le signe d’un manque, d’un vide, d’une attente. Ce gémissement est inexprimable : il n’y a pas de mots. La prière est au-delà des mots, comme la souffrance ou la grande joie qui ne peuvent s’exprimer avec des mots, mais par des « gémissement inexprimables ». La prière dans l’Esprit est d’abord l’aveu de sa faiblesse comme expression du désir de Dieu. Dieu voit le fond des cœurs : c’est à ce niveau que se situe la prière, comme un « cœur à cœur » avec Dieu. L’Esprit intervient au plus profond de l’être, là où l’homme est en vérité, là où il ne peut se cacher, là aussi où il découvre tout à la fois sa pauvreté et son infinie dignité. Le rôle de l’Esprit, en agissant au plus profond de la personne humaine consiste justement à le tourner vers Dieu, à « ajuster » la volonté humaine à la volonté de Dieu. Consentir à l’action de l’Esprit c’est vouloir ce que Dieu veut.

Invitation pour la semaine 
 "Dans l’Esprit Saint, faisons de nos gémissements une prière qui monte vers le Seigneur." 

« Nous pouvons toucher le cœur du Christ et sentir qu'il touche le nôtre. C'est seulement dans cette relation personnelle avec le Christ, seulement dans cette rencontre avec le Ressuscité que nous devenons réellement chrétiens. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 3 septembre 2008
La conversion de saint Paul

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* Lundi 10 juillet, préparons le quinzième dimanche du Temps Ordinaire

« La création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.» (Rm 8, 22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 18-23)
Frères, j’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu. Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
La souffrance est passagère, mais la gloire éternelle. Le « temps présent » demeure toutefois la seule dimension ou nous pouvons rencontrer Dieu. L’instant nous ramène à la réalité, à notre condition humaine, à notre finitude. Ce corps qui souffre est appelé à la gloire. Notre corps nous enracine dans le temps présent car si l’esprit peut « s’évader » dans le passé ou l’avenir, le corps nous plonge dans l’instant. Notre corps nous rend aussi profondément solidaires de la création : le récit de la Genèse illustre bien cette dimension de l’homme ; Gn 2, 7 : « Alors Yahvé Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l'homme devint un être vivant. » L’homme est la seule créature appelée à « faire passer toute la création » vers la gloire nouvelle. Profondément solidaire de la création, l’homme en est aussi pleinement responsable. Il en résulte que le péché de l’homme se manifeste dans toute la création : a des conséquences « cosmiques ». Cette relation entre le péché et la dégradation de la création a été soulignée par Benoît XVI : « Les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands. C’est pourquoi, les trésors de la terre ne sont plus au service de l’édification du jardin de Dieu, dans lequel tous peuvent vivre, mais sont asservis par les puissances de l’exploitation et de la destruction. » L’écologie n’est pas d’abord une question de législation, mais de conversion !

Invitation pour la semaine 
 "Veillons à prendre soin de la Création pour accomplir notre vocation humaine et chrétienne" 

« Telle est la joyeuse annonce de la foi: il n'y a qu'une source bonne, le Créateur. Et par conséquent, vivre est un bien, c'est une bonne chose d'être un homme, une femme, la vie est bonne. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 3 décembre 2008
Les relations entre Adam et le Christ et la doctrine de saint Paul

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* Lundi 3 juillet, préparons le quatorzième dimanche du Temps Ordinaire

« Vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit » (Rm 8, 9) 

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains (Rm 8, 9.11-13)
Frères, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas. Mais si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

Commentaire du Père Olivier Lebouteux 
Saint Paul désigne par « emprise de la chair » notre humanité, avec sa lourdeur, sa routine, et sa lassitude. Cette chair qui est vouée à la destruction nous rend aussi profondément solidaire de toute l’humanité. La chair est le lieu du plaisir, mais aussi de la souffrance … La question pour le croyant n’est plus vivre ou mourir, mais bien plutôt de vivre sous l’emprise de l’Esprit ou de la chair. La logique de la chair, c’est la mort. C’est la seule certitude que tout être humain partage en ce monde. Mais nous vivons tous sous cette emprise que nous n’avons pas choisie, de même que nous n’avons pas choisi de naître et encore moins de mourir. L’Esprit ouvre toutefois un chemin nouveau : ce que l’homme ne peut réaliser, l’Esprit de Dieu qui habite en lui peut le réaliser. Mais il y a une condition : faire mourir ce que saint Paul désigne par « les désordres de l’homme pécheur » (les pratiques du corps). Ceci suppose un choix libre, et donc l’exercice de notre volonté pour accueillir cet Esprit et consentir à son action, car c’est « l’Esprit » qui fait mourir ces désordres. La vie selon la chair ou selon l’Esprit se manifeste par les fruits qu’elle porte. Redécouvrons le fruit de l’Esprit pour discerner dans notre vie comment le faire grandir :  « Mais le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi : contre de telles choses il n'y a pas de loi. » (Ga 5, 22-23) 

Invitation pour la semaine 
 "Cet été, laissons-nous conduire par l’Esprit" 

« Dans la prière, plus que dans les autres dimensions de notre existence, nous faisons l’expérience de notre faiblesse, de notre pauvreté, de notre condition de créatures, car nous sommes placés face à la toute-puissance et à la transcendance de Dieu. »
Benoît XVI, Audience générale du mercredi 16 mai 2012 
La prière dans les Lettres de saint Paul, l’apôtre des nations